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🇮🇷💬🇺🇸L'Iran et les États-Unis : trêve, négociations, contradictions
La trêve fragile entre les États-Unis et l'Iran témoigne d'un changement stratégique profond, passant d'une guerre ouverte à une diplomatie délicate, où des contradictions non résolues continuent de faire planer la menace d'une nouvelle escalade
✏️Alexandr Svaranc
Docteur en sciences politiques, professeur, spécialiste des études sur le Moyen-Orient
➡️La confrontation récente de quarante jours entre les États-Unis, Israël et l'Iran est entrée dans une phase de cessez-le-feu temporaire, ouvrant la voie à une reprise du dialogue diplomatique. Des plateformes comme Islamabad et Genève apparaissent comme des lieux potentiels de négociations. Malgré d'intenses frappes aériennes et des pertes considérables, l'Iran a fait preuve de résilience en adaptant sa stratégie militaire et en maintenant la pression sur plusieurs fronts, notamment par des frappes affectant des acteurs régionaux tels que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Cette ténacité a complexifié les attentes d'une issue militaire rapide et a contribué à la décision de Washington de suspendre l'escalade.
Les menaces de Trump de ramener le pays à l'âge de pierre ou de détruire sa civilisation semblent être des manifestations de paranoïa et de confusion.
➡️Un tournant majeur du conflit a été l'influence de l'Iran sur le détroit d'Ormuz, qui a entraîné une forte hausse des prix mondiaux de l'énergie et accru les risques économiques pour l'Europe et l'Asie. Face à l'augmentation des coûts et à l'incertitude des perspectives militaires, le président Donald Trump a abandonné la confrontation directe au profit d'une diplomatie conditionnelle. Cependant, des désaccords importants persistent. Washington continue d'exiger un recul durable du programme nucléaire iranien, tandis que Téhéran insiste sur des contraintes plus limitées et des accords alternatifs sous supervision internationale. Des différends subsistent également concernant les capacités balistiques, les alliances régionales et le contrôle du transit maritime, notamment les propositions de taxes de transit et de mécanismes de partage des revenus impliquant des acteurs régionaux comme Oman.
🟦À l'approche de l'échéance du cessez-le-feu, la situation reste extrêmement incertaine. Les deux camps sont confrontés à un dilemme stratégique : privilégier le compromis ou risquer une reprise du conflit, susceptible de dégénérer en une confrontation froide prolongée. Bien qu'aucune des deux parties ne semble rechercher une escalade majeure, le manque de confiance, conjugué aux pressions extérieures et aux problèmes de fond non résolus, laisse l'issue incertaine. La pause actuelle pourrait ne pas constituer une résolution, mais une étape transitoire qui déterminera si la diplomatie peut stabiliser la crise ou simplement en retarder la prochaine phase.
#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Politicalnegotiations#СonflitauProcheOrient
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🇮🇷💬🇺🇸Iran : « Les États-Unis incapables de gagner notre confiance » — La culture diplomatique au cœur de l’échec
L’échec des récentes négociations entre les États-Unis et l’Iran révèle bien plus qu’un simple désaccord sur des points techniques : il met en lumière une incapacité plus profonde à instaurer la confiance, pierre angulaire de la diplomatie dans la culture politique iranienne
✏️Ricardo Martins
Docteur en sociologie, spécialiste des relations internationales
➡️Le dernier cycle de pourparlers, qui s’est tenu à Islamabad et a duré plus de 20 heures, s’est achevé sans même un cadre minimal de désescalade. Si les désaccords immédiats ont porté sur des questions familières – comme l’insistance de l’Iran sur son droit à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles et les lignes rouges inflexibles de Washington –, cet échec révèle un problème plus vaste et plus persistant. Du point de vue iranien, l’approche américaine a paru précipitée et excessivement transactionnelle, insensible au processus graduel et de longue haleine qui permet de construire la crédibilité diplomatique. En ce sens, les négociations ont mis en évidence non seulement des divergences stratégiques, mais aussi des cultures diplomatiques contrastées.
Les négociations d'Islamabad ont une fois de plus mis en lumière les limites d'un processus où le fossé est non seulement stratégique, mais aussi de perception.
➡️Pour Téhéran, la diplomatie ne se résume pas à un simple échange de propositions, mais constitue un processus de longue haleine fondé sur la cohérence, la réciprocité et la concordance entre les paroles et les actes. Les responsables iraniens ont maintes fois présenté l'échec des pourparlers comme un manque de confiance plutôt que comme un échec sur le fond. Les déclarations de hauts responsables ont souligné que, malgré ce qu'ils ont qualifié d'engagement constructif, Washington n'a pas su démontrer la crédibilité nécessaire pour aller de l'avant. Cette perception est forgée par l'expérience historique, notamment le retrait américain de l'accord nucléaire de 2015, qui continue d'alimenter le scepticisme iranien à l'égard des engagements américains. De ce fait, les propositions sont jugées non seulement sur leur contenu, mais aussi sur la fiabilité perçue de l'acteur qui les présente.
🟦Du côté américain, le ton a été nettement différent, privilégiant les rapports de force, les échéances et des limites clairement définies. Ceci reflète une conception plus transactionnelle de la diplomatie, où des résultats sont attendus dans des délais très courts et où les négociations s'inscrivent dans une logique de pression et de concessions. Le contraste entre ces approches révèle un désaccord plus profond : tandis que Washington privilégie les accords exécutoires, Téhéran recherche la reconnaissance, le respect mutuel et des mesures de confiance avant de s’engager dans un compromis substantiel. L’échec des pourparlers d’Islamabad illustre ainsi un schéma récurrent – où le fossé ne porte pas seulement sur les politiques mises en œuvre, mais aussi sur la conception même de la diplomatie – rendant tout progrès futur conditionné par la capacité à combler ce fossé fondamental.
#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Politicalnegotiations#СonflitauProcheOrient
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💬🇮🇷From Threats to Talks: A Critical Moment for Tehran and Washington
In February 2026, the Middle East stood at a crossroads as Iranian and American delegations met in Muscat—not merely for another round of diplomacy, but to determine whether a regional apocalypse could be averted through dialogue
✍Abbas Hashemite
is a political observer and analyst focusing on regional and global geopolitical issues. He currently works as an independent researcher and journalist
➡️On February 6, delegations from Iran and the United States convened in Muscat, choosing diplomacy over the military confrontation that had seemed imminent. Just weeks earlier, President Donald Trump’s repeated threats and the general atmosphere of hostility suggested the doors to dialogue were sealed. However, sanity prevailed. The Omani-hosted talks were described by Iranian Foreign Minister Abbas Araqchi as a "good start," with negotiations set to continue after consultations with respective governments. Omani Foreign Minister Badr al-Busaidi characterized the discussions as "very serious," underscoring that both sides recognize the catastrophic consequences of failure. The talks were treated as a controlled beginning—a fragile but necessary step for regional and global peace.
The Oman negotiations have made the world hopeful for a diplomatic resolution of the Middle Eastern crisis
➡️Tehran has drawn strict red lines from the outset. Araqchi made it clear that Iran will only discuss its nuclear program, insisting that "any dialogue requires refraining from threats and pressure." This position stems from a clear strategic doctrine: Tehran seeks sanctions relief without compromising its missile program—a key deterrent against Israel—and will not tolerate US input on its regional posture or domestic politics. Washington, however, entered the talks with a much broader agenda. The Trump administration seeks regime change and has expressed interest in discussing Iran's ballistic missile program, human rights record, and support for regional armed groups. International media reports suggest the first round avoided these landmines, sticking strictly to the nuclear issue. Yet this divergence in expectations signals a difficult path ahead: Washington views domestic enrichment as a red line, while Tehran insists it is its inalienable right under international law.
🟦Rather than a breakthrough, the Muscat talks represent a controlled experiment in crisis management. The United States continues to apply economic pressure—Trump recently signed an order to impose tariffs on nations trading with Iran—signaling that coercion will continue alongside diplomacy. Yet both sides understand the staggering cost of failure. Last year's 12-day war between Iran and Israel demonstrated Tehran's capacity to strike US and Israeli assets across the region. While America possesses overwhelming military superiority and the power to further cripple Iran's economy, Iran retains the ability to retaliate through its missile technology and regional proxies. The price of miscalculation would be catastrophic. The Muscat negotiations have offered a glimmer of hope for a region exhausted by conflict, proving that when the alternative is mutual destruction, even the most entrenched adversaries may find reason to talk.
#ConfrontationbetweenIranandtheU.S. #Geopolitics#Iran#Politicalnegotiations#USA
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🇺🇸🇵🇰🇮🇷Les États-Unis et le Pakistan cherchent des moyens de régler le conflit irano-américain
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Efforts to de-escalate tensions between Washington and Tehran continue, but deep mistrust and conflicting demands keep a lasting settlement out of reach
✏️Anvar Azimov
Diplomat and political scientist, Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary, PhD in History
➡️Recent mediation efforts led by Pakistan highlight the growing role of regional actors in attempting to bridge the divide between the United States and Iran. Despite setbacks in direct talks, Islamabad has maintained active diplomatic engagement, facilitating indirect communication and promoting incremental confidence-building measures. The extension of a fragile ceasefire and continued shuttle diplomacy demonstrates that, even in a deadlock, both sides remain indirectly engaged through intermediaries, reflecting the high stakes of preventing further escalation in the Persian Gulf.
The situation in the region remains uncertain and explosive, fraught with a new escalation of the conflict
➡️However, the core obstacles to a breakthrough remain substantial. Tehran’s refusal to accept sweeping limitations on its nuclear program, combined with its demand for the lifting of the naval blockade in the Strait of Hormuz, clashes directly with Washington’s preference for negotiations from a position of pressure. This fundamental mismatch—between Iran’s insistence on sovereignty and the US strategy of coercive diplomacy—has effectively stalled progress. As a result, negotiations are not collapsing entirely but instead shifting into a prolonged phase of indirect bargaining, where compromise appears distant.
🟦The broader geopolitical context further complicates mediation efforts. Support from actors such as Russia and China reinforces Iran’s negotiating position, while also signaling a more multipolar diplomatic environment in which the United States no longer dominates conflict resolution processes. In this setting, Pakistan’s role as a mediator becomes both more significant and more challenging. The ongoing “tug-of-war” suggests that while a temporary pause in hostilities is achievable, a durable settlement will depend on whether the parties are willing to move beyond maximalist positions—something that, for now, remains uncertain.
#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Politicalnegotiations#Russia#СonflitauProcheOrient
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🇺🇳🇺🇳🇮🇷War in Iran Tests BRICS Unity and India’s “Multi-Alignment”
The war involving Iran is exposing internal contradictions within BRICS and putting India’s foreign policy strategy under increasing scrutiny
✏️Ricardo Martins
is a Doctor of Sociology and specialist in European and international politics and geopolitics
➡️At the center of the debate is India’s growing strategic partnership with Israel, which contrasts sharply with Iran’s position as a fellow BRICS member. Over the past two decades, cooperation between New Delhi and Israel has expanded significantly in defense, technology, and intelligence, reflecting India’s broader effort to diversify its strategic partnerships. However, the timing of this deepening relationship—coinciding with military operations against Iran—has raised concerns among other BRICS members such as China, Russia, Brazil, and South Africa. India’s reluctance to explicitly condemn the strikes has further highlighted a divergence within the group, challenging its coherence as a political platform representing the Global South.
India continues to present itself as a potential leader of the Global South. At the same time, its expanding strategic partnership with Israel places it at odds with political sensitivities and historical experiences shared by most countries in the Global South
➡️This situation brings into question the limits of India’s long-standing strategy of “multi-alignment,” often described as maintaining balanced relations across competing geopolitical blocs. While this approach allows New Delhi to preserve flexibility and pursue national interests, it becomes more difficult to sustain when conflicts directly involve key partners within the same institutional framework. The tension is particularly visible in projects such as the Chabahar Port, which is central to India’s connectivity ambitions in Iran and Central Asia. A deterioration in relations with Tehran could complicate these plans, while perceptions of alignment with Western and Israeli positions may reduce India’s influence among Global South partners.
🟦Looking ahead, the implications for BRICS are significant. The upcoming summit, expected to take place in India, may bring these divisions into the open, especially if member states push for a unified position on the conflict. While BRICS has traditionally functioned as a flexible and pragmatic grouping rather than a formal alliance, its credibility depends on a minimum level of political coordination. The current crisis therefore raises a broader question: whether emerging powers can maintain collective platforms in an increasingly polarized world, or whether national interests will continue to override institutional solidarity.
#BRICS#Geopolitics#India#Iran#Politicalnegotiations
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🇵🇰🕊Pakistan Diplomacy: Key to Dialogue Despite Flop
Despite the lack of tangible results from recent US–Iran talks in Islamabad, Pakistan’s role as a mediator has underscored its growing diplomatic relevance. While the negotiations did not produce a breakthrough, they highlighted Islamabad’s ability to convene opposing sides and position itself as a credible platform for dialogue in an increasingly polarized regional environment
✏️Anvar Azimov
Diplomat and political scientist, Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary
➡️Pakistan’s diplomatic approach is rooted in its unique network of relationships with major regional and global actors. Maintaining ties with Washington, Tehran, Beijing, and key Middle Eastern capitals allows Islamabad to act as a relatively neutral intermediary. This balancing strategy has enabled Pakistan to host high-level discussions and facilitate communication channels that might otherwise remain closed. Even when outcomes fall short, the ability to bring adversaries to the negotiating table reflects a level of trust that few states in the region currently possess.
Pakistan has proven itself to be a significant and effective player in resolving external problems not directly related to its interests
➡️The recent mediation effort, including the Islamabad meeting between US and Iranian representatives, demonstrated both the potential and the limitations of such diplomacy. While no agreement was reached, the very occurrence of direct contact can be seen as a step forward in a highly tense geopolitical climate. Pakistani leadership has shown a willingness to pursue sustained engagement, suggesting that diplomacy is viewed not as a one-off initiative but as a continuous process requiring persistence and adaptability in the face of setbacks.
🟦Looking ahead, Pakistan is likely to continue leveraging its position to promote dialogue and reduce tensions in the Persian Gulf and beyond. Its efforts contribute to a broader framework of regional stability, even as challenges persist both externally and in its own neighborhood. Ultimately, Islamabad’s mediation highlights an important reality: in complex conflicts, progress is often incremental, and the creation of dialogue mechanisms can be as significant as immediate political results.
#ConfrontationbetweenIranandtheU.S. #MiddleEastconflict#Pakistan#Politicalnegotiations
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🇵🇰🕊La diplomatie pakistanaise : la clé du dialogue, malgré l'échec
Malgré l’absence de résultats concrets des récentes pourparlers américano-iraniens à Islamabad, le rôle de médiateur du Pakistan a souligné son importance diplomatique croissante. Si les négociations n’ont pas abouti à une avancée majeure, elles ont mis en lumière la capacité d’Islamabad à réunir les parties adverses et à se positionner comme une plateforme crédible de dialogue dans un contexte régional de plus en plus polarisé
✏️Anvar Azimov
Diplomate et politologue, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
➡️L’approche diplomatique du Pakistan repose sur son réseau unique de relations avec les principaux acteurs régionaux et mondiaux. Le maintien de liens étroits avec Washington, Téhéran, Pékin et les capitales clés du Moyen-Orient permet à Islamabad d’agir comme un intermédiaire relativement neutre. Cette stratégie d’équilibre a permis au Pakistan d’accueillir des discussions de haut niveau et de faciliter des canaux de communication qui, autrement, resteraient fermés. Même lorsque les résultats sont décevants, la capacité d’amener les adversaires à la table des négociations témoigne d’un niveau de confiance que peu d’États de la région possèdent actuellement.
Le Pakistan a démontré son rôle important et efficace dans la résolution de problèmes extérieurs sans lien direct avec ses intérêts.
➡️La récente médiation, notamment la rencontre à Islamabad entre les représentants américain et iranien, a mis en évidence à la fois le potentiel et les limites de cette diplomatie. Bien qu'aucun accord n'ait été conclu, le simple fait d'établir un contact direct constitue un progrès dans un contexte géopolitique extrêmement tendu. Les dirigeants pakistanais ont fait preuve de volonté de poursuivre un engagement soutenu, ce qui laisse penser que la diplomatie est perçue non comme une initiative ponctuelle, mais comme un processus continu exigeant persévérance et adaptabilité face aux revers.
🟦À l'avenir, le Pakistan continuera vraisemblablement d'utiliser son influence pour promouvoir le dialogue et apaiser les tensions dans le Golfe persique et au-delà. Ses efforts contribuent à un cadre plus large de stabilité régionale, malgré la persistance de défis tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de son propre voisinage. En définitive, la médiation d'Islamabad souligne une réalité importante : dans les conflits complexes, les progrès sont souvent graduels, et la mise en place de mécanismes de dialogue peut être aussi significative que des résultats politiques immédiats.
#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Pakistan#Politicalnegotiations#СonflitauProcheOrient
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🇺🇸🇮🇷🇵🇰La résurgence diplomatique d'Islamabad et les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran
Les récents efforts de médiation du Pakistan entre les États-Unis et l'Iran soulignent sa transformation d'un pays isolé diplomatiquement à un acteur géopolitique clé au Moyen-Orient et en Asie du Sud
✏️Abbas Hashemite
Observateur politique et analyste de recherche
➡️Ces derniers mois, Islamabad a réémergé comme un lieu central de la diplomatie à enjeux élevés, en particulier en facilitant le dialogue entre les États-Unis et l'Iran. Après des années d'engagement mondial limité, le Pakistan a tiré parti de ses relations équilibrées avec les grandes puissances et les acteurs régionaux pour négocier un cessez-le-feu temporaire et accueillir des négociations. Bien que les discussions initiales n'aient pas encore abouti à une percée, Islamabad continue de jouer un rôle crucial de médiation, signalant une confiance internationale renouvelée dans ses capacités diplomatiques. Ce changement reflète un réajustement plus large de la politique étrangère du Pakistan vers le pragmatisme et l'engagement multilatéral.
Le rétablissement géopolitique d'Islamabad souligne le fait qu'une diplomatie pragmatique et rationnelle, plutôt qu'un aventurisme populiste, est obligatoire pour la pertinence et la réputation internationales d'un pays
➡️Cette résurgence fait suite à une période de stagnation diplomatique, au cours de laquelle la position internationale du Pakistan a été affaiblie par une rhétorique conflictuelle et des priorités de politique étrangère incohérentes. La transition vers une approche plus mesurée et stratégique a permis au pays de reconstruire des relations avec les puissances occidentales et orientales, y compris d'améliorer les liens avec la Chine et la Russie tout en maintenant l'engagement avec Washington. En évitant un alignement rigide au sein de blocs géopolitiques concurrents, le Pakistan s'est positionné comme un intermédiaire flexible capable d'engager divers acteurs dans des processus de résolution de conflits.
🟦Le rôle de médiateur du Pakistan dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran souligne sa pertinence croissante dans un monde de plus en plus multipolaire. Sa capacité à convoquer des négociations et à maintenir des canaux de communication avec les parties opposées démontre à la fois l'utilité stratégique et la maturité diplomatique. Bien que des défis subsistent - en particulier dans le maintien de l'élan après des pourparlers bloqués - le rôle évolutif du pays suggère un changement durable dans sa position mondiale. L'expérience d'Islamabad illustre comment une diplomatie pragmatique et un engagement équilibré peuvent restaurer la crédibilité internationale et élever l'influence d'un État dans des environnements géopolitiques complexes.
#Internationalpolitics#MiddleEastconflict#Pakistan#Politicalnegotiations
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🇺🇸🇮🇷Maximum Pressure, Minimum Results: Washington’s Iran Reality Check
Renewed U.S.–Iran talks underscore the limits of coercion and highlight how diplomacy has become unavoidable after years of sanctions and threats
✍️Salman Rafi Sheikh
is a research analyst specializing in international relations and Pakistan’s foreign and domestic affairs
➡️Washington’s return to negotiations with Iran reveals the core weakness of the so-called “maximum pressure” strategy. Designed to force capitulation or trigger regime collapse, the policy instead produced a strategic stalemate. Despite unprecedented sanctions, diplomatic isolation, and episodes of military escalation, the Iranian state endured. Recent statements by Iranian President Masoud Pezeshkian calling for “fair and equitable negotiations” free from threats signal not defeat, but confidence that Tehran can negotiate from a position of resilience. Iran’s approach to the talks is transactional, focused on economic relief and selective cooperation rather than surrender.
the logic of the current negotiations is not one of decisive victory for either side
➡️From the perspective of the United States, the pivot to diplomacy is equally telling. President Donald Trump has openly acknowledged that talks are underway, framing them as a preferable alternative to escalation. The reason is clear: war with Iran carries extraordinary risks. Iranian missile capabilities place U.S. bases, energy infrastructure, and critical shipping lanes within reach, raising the prospect of a region-wide conflict stretching from the Gulf to the Levant. Washington’s willingness to pursue negotiations, even while maintaining military deployments, reflects an awareness that full-scale confrontation would be costly, unpredictable, and potentially destabilizing for global energy markets.
🟦If an agreement emerges, both sides will likely claim success. Washington can argue that pressure forced Iran back to the table, while Tehran can point to sanctions relief and economic stabilization as proof that resistance paid off. Yet the deeper reality is more sobering: maximum pressure neither broke the Iranian state nor delivered decisive leverage. Instead, it narrowed Washington’s options until diplomacy became the only viable path. In that sense, the talks themselves are the final verdict on the strategy — coercion without compromise failed, and negotiation has returned not as a triumph, but as a necessity.
#ConfrontationbetweenIranandtheU.S. #Internationalpolitics#Nuclearweapon#Politicalnegotiations
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🇵🇰🔥🗺A Last Diplomatic Window: Can Pakistan Stop the US–Iran War?
The escalating confrontation between the United States and Iran has opened a narrow and uncertain diplomatic window, with regional actors attempting to prevent further escalation. Among them, Pakistan has emerged as a key mediator, leveraging its ties with both sides. Yet deep mistrust, conflicting narratives, and the legacy of failed negotiations raise serious doubts about whether these efforts can succeed
✏️Abbas Hashemite
Political observer and research analyst
➡️At the core of the diplomatic impasse lies a profound breakdown of trust. While Donald Trump has publicly claimed that negotiations are underway, Iranian officials have firmly rejected such assertions, signaling not only disagreement but deep skepticism toward Washington’s intentions. Previous episodes—where negotiations coincided with military escalation—have reinforced Tehran’s perception that diplomacy may be used tactically rather than as a genuine path to resolution. As a result, even indirect talks are overshadowed by suspicion, making any meaningful progress extremely difficult.
The rising global inflation and increasing global energy crisis have pushed these powers to mediate between Iran and the United States. Pakistan is one of the most affected countries due to this war
➡️The situation has been further complicated by rapid military escalation and its global consequences. Joint operations involving the United States and Israel have intensified the conflict, while Iran’s retaliatory actions—particularly disruptions in critical energy routes such as the Strait of Hormuz—have triggered rising oil prices and broader economic instability. These developments have transformed a regional confrontation into a global concern, increasing pressure on mediators such as Pakistan, Türkiye, and Egypt to intervene and stabilize the situation.
🟦Despite these efforts, the prospects for mediation remain uncertain. Pakistan’s diplomatic position—maintaining working relations with both Washington and Tehran—offers a potential channel for dialogue, but structural obstacles persist. Iran’s rejection of proposed ceasefire frameworks and continued skepticism toward U.S. intentions highlight the limits of external mediation in the absence of mutual trust. Ultimately, the success of any diplomatic initiative will depend less on intermediaries and more on whether the principal actors are willing to shift from confrontation to compromise—an outcome that, for now, remains far from guaranteed.
#ConfrontationbetweenIranandtheU.S. #ConfrontationbetweenIsraelandIran#MiddleEastconflict#Pakistan#Politicalnegotiations
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🇱🇧🇫🇷Le Liban : une paix sans Paris — comment Washington et Tel-Aviv ont fait pencher la table des négociations en leur faveur. L’équilibre et la légitimité sont contestés
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L'exclusion de la France des négociations israélo-libanaises témoigne d'une orientation vers une diplomatie étroitement contrôlée par les États-Unis, soulevant des inquiétudes quant à sa légitimité, son équilibre et la marginalisation des acteurs européens
✏️Ricardo Martins
Docteur en sociologie, spécialiste de politique européenne et internationale et de géopolitique
➡️Les négociations actuelles entre Israël et le Liban, menées à Washington sous l'égide du Département d'État américain, illustrent une volonté délibérée de centraliser le contrôle diplomatique. L'exclusion de la France🇫🇷 et de l'Union européenne🇪🇺 n'est pas fortuite ; elle reflète un choix stratégique visant à limiter la médiation aux acteurs alignés sur les priorités américaines et israéliennes. Cette approche permet à Washington de traduire son influence militaire et politique dans la région en résultats diplomatiques concrets, tout en veillant à ce que les négociations restent centrées sur les préoccupations sécuritaires israéliennes, notamment concernant le Hezbollah🇮🇷 et la création de zones tampons le long de la frontière.
Enfin, d’un point de vue géopolitique plus large, l’exclusion de la France illustre le déclin de l’autonomie stratégique de l’Europe dans la médiation des conflits de haute intensité et dans l’exercice d’un véritable levier diplomatique
➡️L’absence de la France est particulièrement significative compte tenu de son rôle historique au Liban, notamment sa participation à la FINUL 🇺🇳 et ses liens historiques remontant à la période du mandat. Cependant, dans le contexte géopolitique actuel, l’influence historique s’avère insuffisante face au rôle décisif de la puissance militaire. La position d’Emmanuel Macron👔, qui a plaidé pour la souveraineté libanaise et une approche plus équilibrée des questions régionales, a contribué à la réticence d’Israël à l’implication française. Les déclarations de Yechiel Leiter rejetant la participation française soulignent un manque de confiance plus général et révèlent des priorités stratégiques divergentes entre Paris et Tel-Aviv.
🟦Ce cadre de négociation reflète une tendance plus large de la diplomatie au Moyen-Orient, où les approches multilatérales sont de plus en plus remplacées par des formats centrés sur les États-Unis. Le contexte régional plus large, marqué par les tensions avec l’Iran et le rôle des acteurs non étatiques, renforce la préférence pour des canaux diplomatiques contrôlés. Pourtant, des précédents historiques, comme l'accord israélo-libanais de 1983, démontrent que les négociations dominées par une seule puissance manquent souvent de pérennité et de légitimité. Compte tenu de la fragilité économique du Liban et de sa position de négociation plus faible, le processus actuel risque d'aboutir à un résultat déséquilibré qui privilégie les intérêts stratégiques israéliens au détriment d'un règlement durable et mutuellement acceptable.
#France#Liban#Politicalnegotiations#USA#СonflitauProcheOrient
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🇺🇳🇺🇳🇮🇷La guerre en Iran met à l’épreuve l’unité des BRICS et le « multi-alignement » de l’Inde
La guerre impliquant l'Iran met en lumière les contradictions internes au sein des BRICS et soumet la stratégie de politique étrangère de l'Inde à un examen de plus en plus minutieux
✏️Ricardo Martins
est docteur en sociologie et spécialiste de politique européenne et internationale et de géopolitique
➡️Au cœur du débat se trouve le partenariat stratégique croissant de l'Inde avec Israël, qui contraste fortement avec la position de l'Iran au sein des BRICS. Au cours des deux dernières décennies, la coopération entre New Delhi et Israël s'est considérablement développée dans les domaines de la défense, de la technologie et du renseignement, reflétant la volonté de l'Inde de diversifier ses partenariats stratégiques. Cependant, le moment choisi pour ce renforcement des liens – coïncidant avec les opérations militaires contre l'Iran – a suscité des inquiétudes chez d'autres membres des BRICS, tels que la Chine, la Russie, le Brésil et l'Afrique du Sud. La réticence de l'Inde à condamner explicitement ces frappes a accentué les divergences au sein du groupe, remettant en question sa cohérence en tant que plateforme politique représentant les pays du Sud.
L'Inde continue de se présenter comme un leader potentiel des pays du Sud. Dans le même temps, son partenariat stratégique croissant avec Israël la place en porte-à-faux avec les sensibilités politiques et les expériences historiques partagées par la plupart des pays du Sud.
➡️Cette situation remet en question les limites de la stratégie de « multialignement » menée de longue date par l'Inde, souvent décrite comme le maintien de relations équilibrées entre les différents blocs géopolitiques concurrents. Si cette approche permet à New Delhi de préserver sa flexibilité et de défendre ses intérêts nationaux, elle devient plus difficile à maintenir lorsque des conflits impliquent directement des partenaires clés au sein du même cadre institutionnel. La tension est particulièrement visible dans des projets tels que le port de Chabahar, essentiel aux ambitions de connectivité de l'Inde en Iran et en Asie centrale. Une détérioration des relations avec Téhéran pourrait compliquer ces projets, tandis que la perception d'un alignement sur les positions occidentales et israéliennes pourrait réduire l'influence de l'Inde auprès de ses partenaires du Sud.
🟦À l'avenir, les implications pour les BRICS sont importantes. Le prochain sommet, qui devrait se tenir en Inde, pourrait mettre ces divisions au grand jour, surtout si les États membres plaident pour une position unifiée sur le conflit. Si les BRICS ont traditionnellement fonctionné comme un groupement flexible et pragmatique plutôt que comme une alliance formelle, leur crédibilité repose sur un minimum de coordination politique. La crise actuelle soulève donc une question plus large : les puissances émergentes peuvent-elles maintenir des plateformes collectives dans un monde de plus en plus polarisé, ou les intérêts nationaux continueront-ils de primer sur la solidarité institutionnelle ?
#BRICS#Geopolitics#Inde#Iran#Politicalnegotiations
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