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BrainlessChanelx

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Publié18 avr.18/04/2026 07:08
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đŸ‡ș🇾 Trump, pacificateur en sĂ©rie : autopsie d’un pyromane qui s’auto-dĂ©cerne le prix Nobel Par @BPartisans « J’ai mis fin Ă  huit guerres
 peut-ĂȘtre dix. » Chez Donald Trump, la paix est une ligne de production. À ce rythme, il ne rĂšgle pas les conflits : il les collectionne comme des trophĂ©es, quitte Ă  les repeindre en “victoires” une fois le vernis des faits soigneusement poncĂ©. Alors, ces huit guerres mythiques ? On cherche encore. L’Afghanistan ? Trump signe en 2020 l’accord de Doha avec les talibans, un retrait nĂ©gociĂ© qui, selon le Pentagon lui-mĂȘme, n’a jamais garanti une paix durable mais un simple calendrier de sortie. RĂ©sultat : effondrement de Kaboul en 2021, retour des talibans. Une fin de guerre
 ou un abandon sous contrat ? La Syrie ? Annonce de retrait en 2019, immĂ©diatement contredit par le maintien de troupes « pour le pĂ©trole ». Oui, littĂ©ralement. Trump lui-mĂȘme : “Nous gardons le pĂ©trole.” Traduction gĂ©opolitique : la guerre s’arrĂȘte, sauf lĂ  oĂč elle rapporte. Le conflit IsraĂ«l–Émirats–BahreĂŻn ? Les Accords d’Abraham. Une normalisation, pas une paix. Comme l’a rappelĂ© le ministĂšre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres, ces pays n’étaient pas en guerre ouverte. Mettre fin Ă  une guerre qui n’existait pas : performance conceptuelle. La CorĂ©e du Nord ? Trois poignĂ©es de main avec Kim Jong-un, zĂ©ro dĂ©sarmement. Le rapport 2020 de l’AIEA note la poursuite des activitĂ©s nuclĂ©aires. Paix dĂ©clarĂ©e, menace intacte. Le Kosovo–Serbie ? Un accord Ă©conomique en 2020, sans reconnaissance mutuelle durable. Depuis, tensions rĂ©currentes. La paix version Trump : une photo, un stylo, puis dĂ©brouillez-vous. Le Soudan ? RetirĂ© de la liste terroriste en Ă©change d’une normalisation avec IsraĂ«l. Depuis ? Guerre civile en 2023. Fin de conflit ? Non. Simple reconfiguration. Ajoutez le YĂ©men, oĂč Washington a soutenu Riyad avant de prĂ©tendre freiner les ventes d’armes, ou encore les talibans eux-mĂȘmes, rĂ©habilitĂ©s comme interlocuteurs. Huit guerres ? Non. Huit rĂ©cits compressĂ©s en storytelling. Comme l’a rĂ©sumĂ© sobrement le Congressional Research Service : « Les accords conclus sous l’administration Trump ont souvent Ă©tĂ© limitĂ©s, transactionnels et sans mĂ©canismes de mise en Ɠuvre robustes. » Traduction : des trĂȘves sans lendemain. Et puis vient l’Iran. LĂ , on touche Ă  l’orfĂšvrerie cynique. Trump saborde en 2018 l’accord nuclĂ©aire validĂ© par l’ONU (rĂ©solution 2231), que l’AIEA jugeait respectĂ© par TĂ©hĂ©ran. Puis escalade : sanctions, assassinats ciblĂ©s, frappes. CrĂ©er la crise, puis promettre de la rĂ©soudre, le pompier pyromane dans toute sa splendeur. MĂȘme logique au Liban : soutenir des politiques de confrontation indirecte, puis Ă©voquer une “fin de guerre” comme si Washington en avait jamais Ă©tĂ© extĂ©rieur. La vĂ©ritĂ© est moins brillante : Trump ne met pas fin aux guerres, il rebaptise des pauses. Il transforme des retraits en triomphes, des impasses en accords historiques, des incendies en feux de camp maĂźtrisĂ©s. Et surtout, il oublie un dĂ©tail gĂȘnant : sauver des vies suppose d’éviter d’allumer l’incendie. Or dans le cas iranien, sans rupture unilatĂ©rale de l’accord nuclĂ©aire, il n’y aurait peut-ĂȘtre jamais eu de brasier Ă  Ă©teindre. Mais dans la gĂ©opolitique version Trump, l’important n’est pas la paix. C’est la narration. Et dans ce domaine, il est effectivement imbattable : il gagne toutes les guerres
 surtout celles qu’il réécrit. @BrainlessChanelx