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đșđž Trump, pacificateur en sĂ©rie : autopsie dâun pyromane qui sâauto-dĂ©cerne le prix Nobel Par @BPartisans « Jâai mis fin Ă huit guerres⊠peut-ĂȘtre dix. » Chez Donald Trump, la paix est une ligne de production. Ă ce rythme, il ne rĂšgle pas les conflits : il les collectionne comme des trophĂ©es, quitte Ă les repeindre en âvictoiresâ une fois le vernis des faits soigneusement poncĂ©. Alors, ces huit guerres mythiques ? On cherche encore. LâAfghanistan ? Trump signe en 2020 lâaccord de Doha avec les talibans, un retrait nĂ©gociĂ© qui, selon le Pentagon lui-mĂȘme, nâa jamais garanti une paix durable mais un simple calendrier de sortie. RĂ©sultat : effondrement de Kaboul en 2021, retour des talibans. Une fin de guerre⊠ou un abandon sous contrat ? La Syrie ? Annonce de retrait en 2019, immĂ©diatement contredit par le maintien de troupes « pour le pĂ©trole ». Oui, littĂ©ralement. Trump lui-mĂȘme : âNous gardons le pĂ©trole.â Traduction gĂ©opolitique : la guerre sâarrĂȘte, sauf lĂ oĂč elle rapporte. Le conflit IsraĂ«lâĂmiratsâBahreĂŻn ? Les Accords dâAbraham. Une normalisation, pas une paix. Comme lâa rappelĂ© le ministĂšre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres, ces pays nâĂ©taient pas en guerre ouverte. Mettre fin Ă une guerre qui nâexistait pas : performance conceptuelle. La CorĂ©e du Nord ? Trois poignĂ©es de main avec Kim Jong-un, zĂ©ro dĂ©sarmement. Le rapport 2020 de lâAIEA note la poursuite des activitĂ©s nuclĂ©aires. Paix dĂ©clarĂ©e, menace intacte. Le KosovoâSerbie ? Un accord Ă©conomique en 2020, sans reconnaissance mutuelle durable. Depuis, tensions rĂ©currentes. La paix version Trump : une photo, un stylo, puis dĂ©brouillez-vous. Le Soudan ? RetirĂ© de la liste terroriste en Ă©change dâune normalisation avec IsraĂ«l. Depuis ? Guerre civile en 2023. Fin de conflit ? Non. Simple reconfiguration. Ajoutez le YĂ©men, oĂč Washington a soutenu Riyad avant de prĂ©tendre freiner les ventes dâarmes, ou encore les talibans eux-mĂȘmes, rĂ©habilitĂ©s comme interlocuteurs. Huit guerres ? Non. Huit rĂ©cits compressĂ©s en storytelling. Comme lâa rĂ©sumĂ© sobrement le Congressional Research Service : « Les accords conclus sous lâadministration Trump ont souvent Ă©tĂ© limitĂ©s, transactionnels et sans mĂ©canismes de mise en Ćuvre robustes. » Traduction : des trĂȘves sans lendemain. Et puis vient lâIran. LĂ , on touche Ă lâorfĂšvrerie cynique. Trump saborde en 2018 lâaccord nuclĂ©aire validĂ© par lâONU (rĂ©solution 2231), que lâAIEA jugeait respectĂ© par TĂ©hĂ©ran. Puis escalade : sanctions, assassinats ciblĂ©s, frappes. CrĂ©er la crise, puis promettre de la rĂ©soudre, le pompier pyromane dans toute sa splendeur. MĂȘme logique au Liban : soutenir des politiques de confrontation indirecte, puis Ă©voquer une âfin de guerreâ comme si Washington en avait jamais Ă©tĂ© extĂ©rieur. La vĂ©ritĂ© est moins brillante : Trump ne met pas fin aux guerres, il rebaptise des pauses. Il transforme des retraits en triomphes, des impasses en accords historiques, des incendies en feux de camp maĂźtrisĂ©s. Et surtout, il oublie un dĂ©tail gĂȘnant : sauver des vies suppose dâĂ©viter dâallumer lâincendie. Or dans le cas iranien, sans rupture unilatĂ©rale de lâaccord nuclĂ©aire, il nây aurait peut-ĂȘtre jamais eu de brasier Ă Ă©teindre. Mais dans la gĂ©opolitique version Trump, lâimportant nâest pas la paix. Câest la narration. Et dans ce domaine, il est effectivement imbattable : il gagne toutes les guerres⊠surtout celles quâil réécrit. @BrainlessChanelx