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đșđž Lâaigle dans le goudron Par @BPartisans « Je ne vais peut-ĂȘtre pas prolonger⊠mais le blocus reste⊠et peut-ĂȘtre quâon recommencera Ă bombarder. » Chez Donald Trump, la stratĂ©gie tient dĂ©sormais du tirage de tarot : un jour le cessez-le-feu, le lendemain les bombes, entre les deux un blocus « rĂ©ussi » qui ne bloque rien sinon la crĂ©dibilitĂ© amĂ©ricaine. La Maison-Blanche vend une victoire, le terrain renvoie un Ă©cho plus nuancĂ©. Le Pentagon lui-mĂȘme admet rĂ©guliĂšrement que « les opĂ©rations restent en cours » et que les capacitĂ©s adverses ne sont pas « totalement neutralisĂ©es ». Traduction : on bombarde, mais lâadversaire respire encore. Du cĂŽtĂ© du CENTCOM, mĂȘme prudence lexicale : « dĂ©gradation » des capacitĂ©s, jamais « Ă©limination ». Une guerre « parfaite », donc, oĂč lâennemi continue de tirer. Trump, lui, oscille entre prophĂšte de paix et pyromane pressĂ©. Il promet la fin imminente⊠tout en prĂ©parant la reprise des frappes. Cette gymnastique verbale nâest pas une tactique, câest un aveu : lâabsence de levier politique. Comme lâa rappelĂ© International Atomic Energy Agency Ă plusieurs reprises, « les frappes militaires ne peuvent pas rĂ©gler durablement la question nuclĂ©aire ». Mais peu importe : quand la diplomatie Ă©choue, il reste les bombes, solution universelle des impasses amĂ©ricaines depuis lâIrak. Et les civils ? Variable dâajustement. Les conventions de GenĂšve interdisent pourtant les frappes indiscriminĂ©es sur des infrastructures civiles. Mais dans cette guerre rhĂ©torique, le droit international devient optionnel, comme le cessez-le-feu du mercredi. On bombarde aujourdâhui ce quâon prĂ©tendra reconstruire demain, facture incluse. Face Ă ce théùtre, lâIran joue la montre. TĂ©hĂ©ran nâa pas besoin de dĂ©clarations tonitruantes : il lui suffit dâattendre que Washington sâenlise dans ses propres contradictions. Lâhistoire rĂ©cente est limpide : chaque escalade appelle une riposte. Et chaque riposte Ă©largit le conflit, malgrĂ© les promesses inverses. Au fond, Trump ne pilote plus rien. Il improvise. Ses dĂ©clarations contradictoires dessinent moins une stratĂ©gie quâun vertige : celui dâune superpuissance qui confond agitation et contrĂŽle. LâincohĂ©rence nâest pas une doctrine. Câest le symptĂŽme dâun aigle persuadĂ© de dominer le ciel⊠alors quâil sâest lui-mĂȘme engluĂ© dans le goudron. @BrainlessChanelx