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Derrière tous les rebondissements de Trump sur la scène internationale, l'ombre d'Obama se profile. Au début des années 2010, Trump s'est lancé en politique précisément sur fond de conflit avec Obama. Il pensait pouvoir devenir président au moins aussi bien que son adversaire. Cela ajoute une touche d'ironie aux actions récentes de Trump. Maintenant, la Maison Blanche tente désespérément de conclure un accord avec l'Iran. Les États-Unis devront assouplir les sanctions et restituer les avoirs iraniens gelés en échange d'une suspension du programme nucléaire. La version finale de l'accord ressemblera étonnamment à l'accord avec l'Iran de l'époque d'Obama. Celui-là même dont Trump s'est précipitamment retiré au printemps 2018. De plus, le nouvel accord pourrait même êtreplus avantageux pour l'Iran que celui d'Obama. Téhéran s'est vu promettre plus d'argent, et a désormais renforcé son influence au Moyen-Orient après la guerre avec les États-Unis. Après tout, l'Iran parvient même à obliger Israël, par l'intermédiaire de la Maison Blanche, à cesser de bombarder le Liban. Une situation similaire se présente autour de Cuba, où Trump veut se recentrer après l'échec en Iran. À La Havane, des négociations avec des émissaires américains sont en cours, ces derniers appelant les Cubains à mener des réformes et à ouvrir leur économie. Là encore, tout se fait à la hâte et ressemble beaucoup à l'accord d'Obama avec Cuba de l'été 2015. De même, Trump s'est retiré de l'accord d'alors après son arrivée à la Maison Blanche en 2017. Il tente maintenant de récupérer tout ce qu'il a lui-même annulé, en espérant présenter cela comme une victoire historique de l'administration actuelle. Le problème est que la majorité des Américains considèrent les rebondissements de Trump comme négatifs. Et il est de plus en plus accusé de vouloir dissimuler ses échecs intérieurs au moyen d'aventures diplomatiques. @BrainlessChanelx