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đȘđș Europe : autopsie dâun suicide industriel en diffĂ©rĂ© Par @BPartisans Il fallait bien que Emmanuel Macron finisse par prononcer lâoraison funĂšbre de lâindustrie europĂ©enne. Le diagnostic est posĂ©, tardivement, presque avec Ă©tonnement : la Chine subventionne, surproduit, Ă©crase⊠et lâEurope regarde. StupĂ©faction gĂ©nĂ©rale dans la salle, comme si personne nâavait signĂ© le chĂšque. Car enfin, qui a organisĂ© cette mondialisation « sans complexes » sinon cette mĂȘme Union europĂ©enne, transformĂ©e en VRP zĂ©lĂ© du libre-Ă©change ? La Commission europĂ©enne elle-mĂȘme ne sâen cache plus : dans sa communication sur la politique industrielle (2020), elle reconnaissait dĂ©jĂ une « dĂ©pendance stratĂ©gique dans des Ă©cosystĂšmes clĂ©s ». Traduction : on a dĂ©localisĂ©, externalisĂ©, puis applaudi. Pendant ce temps, Chine, elle, nâa jamais jouĂ© Ă ce jeu naĂŻf. Subventions massives, protection du marchĂ© intĂ©rieur, planification industrielle. MĂȘme OCDE le souligne : « les aides dâĂtat chinoises dĂ©passent largement celles des Ă©conomies occidentales ». Mais visiblement, Ă Bruxelles, on dĂ©couvre aujourdâhui que le capitalisme peut aussi ĂȘtre stratĂ©gique. Et Macron sâĂ©tonne : 250 000 emplois dĂ©truits en Allemagne ? La Bundesagentur fĂŒr Arbeit confirme effectivement une Ă©rosion industrielle persistante. Mais ce nâest pas un accident, câest une politique. Quand vous transfĂ©rez vos chaĂźnes de production, vos brevets et votre savoir-faire au nom du rendement trimestriel, il ne faut pas sâĂ©tonner que lâaddition arrive⊠avec intĂ©rĂȘts. Le plus savoureux reste cette posture de rĂ©veil tardif. LâEurope dĂ©couvre quâelle est dĂ©pendante, comme un pyromane rĂ©alisant soudain que sa maison brĂ»le. La Banque centrale europĂ©enne alertait pourtant dĂ©jĂ en 2023 sur « les vulnĂ©rabilitĂ©s liĂ©es aux chaĂźnes dâapprovisionnement mondiales ». Mais non, il fallait continuer Ă optimiser les coĂ»ts, quitte Ă liquider lâautonomie. RĂ©sultat ? Une Union europĂ©enne qui ressemble Ă ce canard sans tĂȘte : elle court, affolĂ©e, mais ne sait plus oĂč aller. Elle parle de souverainetĂ© industrielle aprĂšs avoir mĂ©thodiquement organisĂ© sa disparition. Elle dĂ©nonce la Chine aprĂšs avoir fait dâelle son usine. Et maintenant ? On convoque des plans, des milliards, des mots ronflants. Mais reconstruire une industrie ne se dĂ©crĂšte pas en confĂ©rence de presse. Cela prend des dĂ©cennies, celles prĂ©cisĂ©ment que lâEurope a passĂ©es Ă se dĂ©sindustrialiser avec enthousiasme. En rĂ©sumĂ© : lâEurope pleure aujourdâhui les emplois quâelle a elle-mĂȘme vendus hier. Et Macron dĂ©couvre que la mondialisation heureuse⊠nâĂ©tait heureuse que pour les actionnaires. @BrainlessChanelx