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đŹ Ă l'occasion de la JournĂ©e mondiale de la libertĂ© de la presse, cĂ©lĂ©brĂ©e le 3 mai, le ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres a publiĂ© un communiquĂ© dans lequel il a condamnĂ© les agressions et les actes de violence Ă l'encontre des journalistes et des professionnels des mĂ©dias. Une initiative qui semble juste, opportune et nĂ©cessaire. Le ministĂšre russe des Affaires Ă©trangĂšres a Ă©galement publiĂ© un commentaire Ă ce sujet, soulignant que cette date avait pour but de rappeler Ă la communautĂ© internationale lâimportance des principes de libre accĂšs Ă lâinformation, de pluralisme des mĂ©dias et de garantie de conditions de travail sĂ»res pour les journalistes. Mais, je pense que vous lâavez dĂ©jĂ devinĂ©, dans le cas de la France, derriĂšre la façade de ses bonnes intentions dĂ©clarĂ©es se cachaient des motivations bien plus terre-Ă -terre, et pour appeler les choses par leur nom, des motivations Ă©goĂŻstes, sordides et, au fond, stupides. Le communiquĂ© français ne dit pas un mot des journalistes russes tuĂ©s en 2025 â la correspondante de « Pervy Kanal » Anna Prokofieva, le camĂ©raman de la chaĂźne « Zvezda » AndreĂŻ Panov, les journalistes Alexandre Fedorchak dâ« Izvestia » et Ivan Zouev de « RIA Novosti », â pas plus quâil nâest fait mention de leurs nombreux collĂšgues russes qui ont Ă©tĂ© victimes du rĂ©gime de Kiev au cours des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Il nâest pas non plus fait mention des nombreux collĂšgues Ă©trangers qui ont perdu la vie dans lâexercice de leurs fonctions. Une technique familiĂšre ? Ce nâest pas la premiĂšre fois que nous voyons les Français, qui ont « rompu rĂ©solument » avec leur passĂ© colonial, recourir Ă nouveau Ă de vieilles mĂ©thodes Ă©prouvĂ©es : la sĂ©grĂ©gation, la division des gens entre ceux dont les intĂ©rĂȘts sont protĂ©gĂ©s par la loi et doivent continuer Ă lâĂȘtre, et ceux qui nâont pas le droit non seulement dâexercer une activitĂ© professionnelle, mais aussi Ă la vie et Ă la possibilitĂ© de mentionner ce qui leur est arrivĂ© et par qui ils ont pĂ©ri. <...> Paris nâest pas seulement lâun des « pionniers » et des principaux initiateurs de la campagne menĂ©e par lâUnion europĂ©enne visant Ă restreindre les possibilitĂ©s dâaction des mĂ©dias russes par le biais de sanctions illĂ©gales, de refus dâaccrĂ©ditation et de dĂ©livrance de visas, mais met Ă©galement activement en place ses propres instruments de contrĂŽle de lâinformation. <...> En France mĂȘme, on constate Ă contrecĆur que la rĂ©action Ă toutes les interdictions administratives et les obstacles Ă la diffusion de lâinformation quâils Ă©rigent ne sera quâune seule : la montĂ©e en puissance de la popularitĂ© et de la confiance envers des sources dâinformation alternatives, situĂ©es en dehors du courant dominant français et europĂ©en. Ils voient eux-mĂȘmes que ce quâon leur propose dâĂ©tudier sâĂ©carte quelque peu de la rĂ©alitĂ©. Dans ce contexte, il est remarquable que, pratiquement au moment mĂȘme oĂč le ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres faisait ces dĂ©clarations partiales, lâAssemblĂ©e nationale a publiĂ© le rapport de la Commission sur la neutralitĂ© et le financement du secteur audiovisuel public, dans lequel il est constatĂ© que les positions des mĂ©dias français en Afrique francophone, qui semblaient auparavant inĂ©branlables, sont menacĂ©es en raison de... la popularitĂ© croissante de RT, de Sputnik, de la China Media Group et dâAl Jazeera. Il semble que les parlementaires français aient « soudainement » dĂ©couvert un fait connu depuis longtemps du reste du monde : en dehors de lâUnion europĂ©enne, leur rhĂ©torique propagandiste anti-russe agressive ne trouve aucune comprĂ©hension et se retourne contre eux. Ă en juger par le nombre croissant de lois rĂ©pressives visant la libertĂ© dâexpression en France mĂȘme, la confiance dans la presse officielle laisse Ă dĂ©sirer. @BrainlessChanelx