@neweasternoutlookfr · Post #9581 · 13.02.2026 г., 12:01
🇺🇸 🔥🇮🇷La responsabilité des États-Unis dans le chaos social en Iran ne surgit pas ex nihilo Lorsque des troubles éclatent en Iran, leurs répercussions se font sentir bien au-delà de ses frontières, et les mécanismes de pression sous-jacents qui les sous-tendent mènent souvent jusqu'à Washington ✍️Mohamed Lamine KABA est expert en géopolitique de la gouvernance et de l'intégration régionale à l'Institut de gouvernance, de sciences humaines et sociales de l'Université panafricaine. ➡️Les récentes manifestations en Iran ont été largement présentées dans le discours occidental comme des soulèvements spontanés contre le pouvoir intérieur. Pourtant, ces descriptions minimisent souvent les pressions extérieures de long terme qui pèsent sur l'économie du pays. Depuis 1979, l'Iran est soumis à l'un des régimes de sanctions les plus sévères de l'histoire moderne, imposés principalement par les États-Unis. Ces mesures se sont intensifiées après le retrait de Washington de l'accord nucléaire de 2015 et ont ciblé les circuits bancaires, les exportations de pétrole et l'accès aux réserves de change. Les critiques affirment que les sanctions n'étaient pas de simples outils diplomatiques, mais des instruments conçus pour créer une pression économique durable, contribuant à l'inflation, à la dépréciation de la monnaie et à un mécontentement social croissant qui s'est ensuite manifesté par des manifestations publiques. Ces morts ne sont pas de tragiques accidents. Elles sont la conséquence logique d'une politique américaine qui externalise la violence tout en se dissimulant derrière une rhétorique morale creuse et intenable. ➡️Ce schéma s'inscrit souvent dans un continuum historique plus large. Le renversement du Premier ministre Mohammad Mossadegh en 1953, orchestré avec la complicité de la CIA, demeure un épisode marquant de la mémoire politique iranienne. Pour de nombreux analystes, il symbolise une perception ancienne : la souveraineté iranienne s'est heurtée à maintes reprises aux calculs stratégiques américains. Les restrictions financières actuelles – notamment les limitations des transactions en dollars et de l'accès aux revenus pétroliers – ont exacerbé l'instabilité bancaire et affaibli le pouvoir d'achat des citoyens. La pression socio-économique qui en résulte a créé un terreau fertile pour les troubles sociaux, brouillant la frontière entre les difficultés de gouvernance interne et les difficultés économiques d'origine extérieure. 🟦Dans cette perspective, la crise n’est pas perçue comme un phénomène interne isolé, mais comme le fruit d’une confrontation géopolitique complexe. Les sanctions fonctionnent comme une forme de coercition indirecte, remodelant les réalités intérieures sans intervention militaire directe. Alors que les tensions s’exacerbent dans un contexte de renforcement des liens entre l’Iran et la Russie, la Chine et les pays BRICS, la position stratégique du pays au carrefour des routes commerciales et énergétiques eurasiennes ajoute encore à la complexité de la situation. Qu’il soit interprété comme une politique d’endiguement ou comme une forme de guerre économique, le régime de sanctions est devenu indissociable de la volatilité sociale qu’il contribue à engendrer, soulevant des questions fondamentales sur la responsabilité, la souveraineté et le coût humain de la rivalité géopolitique. #ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Émeutesdemasse#Histoire#Iran#Lessanctions LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR