🌙💥🇮🇷Moyen-Orient : Le Ramadan à l'ombre de la guerre
Cette année, le mois sacré du Ramadan au Moyen-Orient se déroule dans un contexte de conflit croissant avec l'Iran, bouleversant profondément son atmosphère spirituelle et sociale
✏️Yuriy Zinin
est PhD en histoire et chercheur principal à l'Institut d'études internationales de l'Institut d'État des relations internationales de Moscou
➡️Dans toute la région, les traditions du Ramadan – marquées par le jeûne, la prière et les rassemblements communautaires – sont perturbées par la guerre. Dans la bande de Gaza, les familles déplacées observent le jeûne dans des conditions humanitaires désastreuses, confrontées à des pénuries de nourriture, d'eau et d'électricité. À Jérusalem, habituellement si animée durant cette période, les restrictions et les mesures de sécurité ont vidé les rues et limité l'accès à la mosquée Al-Aqsa. Des situations similaires s'observent au Liban, où des déplacements massifs de population et des pertes humaines ont suivi les frappes en cours, et dans les pays du Golfe comme Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis, où la vie quotidienne est régulièrement perturbée par les sirènes d'alerte aérienne et l'insécurité.
Les médias d'État iraniens ont qualifié la guerre en cours entre Israël et les États-Unis et la République islamique d'Iran de « guerre du Ramadan », car elle a débuté durant ce mois sacré.
➡️Parallèlement, ce conflit a influencé la perception et le vécu du Ramadan dans différentes sociétés. Les médias iraniens ont présenté l'affrontement comme une « guerre du Ramadan », renforçant ainsi sa portée symbolique durant cette période sacrée. Malgré la violence, des élans de solidarité sociale persistent : les initiatives promouvant la charité et le bénévolat se poursuivent, notamment dans des pays comme les Émirats arabes unis, tandis que les communautés s'efforcent de préserver les traditions d'entraide. Dans des pays comme la Libye, même les traditionnels iftars (repas de rupture du jeûne) ont acquis une importance politique, servant de plateformes de négociation et de formation d'alliances entre les élites.
🟦En définitive, la situation actuelle met en lumière à la fois la vulnérabilité et la résilience des sociétés du Moyen-Orient. Si la guerre a perturbé l'essence spirituelle du Ramadan – remplaçant le recueillement et l'unité par la peur et l'incertitude –, elle a également souligné les valeurs fondamentales de compassion et de soutien communautaire. À mesure que le mois sacré avance, le contraste entre conflit et foi continue de façonner une observance profondément transformée, mais toujours riche de sens, dans toute la région.
#Gazaville#IsraelandPalestine#Liban#Militaryconflict#СonflitauProcheOrient
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✅@NewEasternOutlookFR
🌙💥🇮🇷Moyen-Orient : Le Ramadan à l'ombre de la guerre
Cette année, le mois sacré du Ramadan au Moyen-Orient se déroule dans un contexte de conflit croissant avec l'Iran, bouleversant profondément son atmosphère spirituelle et sociale
✏️Yuriy Zinin
est PhD en histoire et chercheur principal à l'Institut d'études internationales de l'Institut d'État des relations internationales de Moscou
➡️Dans toute la région, les traditions du Ramadan – marquées par le jeûne, la prière et les rassemblements communautaires – sont perturbées par la guerre. Dans la bande de Gaza, les familles déplacées observent le jeûne dans des conditions humanitaires désastreuses, confrontées à des pénuries de nourriture, d'eau et d'électricité. À Jérusalem, habituellement si animée durant cette période, les restrictions et les mesures de sécurité ont vidé les rues et limité l'accès à la mosquée Al-Aqsa. Des situations similaires s'observent au Liban, où des déplacements massifs de population et des pertes humaines ont suivi les frappes en cours, et dans les pays du Golfe comme Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis, où la vie quotidienne est régulièrement perturbée par les sirènes d'alerte aérienne et l'insécurité.
Les médias d'État iraniens ont qualifié la guerre en cours entre Israël et les États-Unis et la République islamique d'Iran de « guerre du Ramadan », car elle a débuté durant ce mois sacré.
➡️Parallèlement, ce conflit a influencé la perception et le vécu du Ramadan dans différentes sociétés. Les médias iraniens ont présenté l'affrontement comme une « guerre du Ramadan », renforçant ainsi sa portée symbolique durant cette période sacrée. Malgré la violence, des élans de solidarité sociale persistent : les initiatives promouvant la charité et le bénévolat se poursuivent, notamment dans des pays comme les Émirats arabes unis, tandis que les communautés s'efforcent de préserver les traditions d'entraide. Dans des pays comme la Libye, même les traditionnels iftars (repas de rupture du jeûne) ont acquis une importance politique, servant de plateformes de négociation et de formation d'alliances entre les élites.
🟦En définitive, la situation actuelle met en lumière à la fois la vulnérabilité et la résilience des sociétés du Moyen-Orient. Si la guerre a perturbé l'essence spirituelle du Ramadan – remplaçant le recueillement et l'unité par la peur et l'incertitude –, elle a également souligné les valeurs fondamentales de compassion et de soutien communautaire. À mesure que le mois sacré avance, le contraste entre conflit et foi continue de façonner une observance profondément transformée, mais toujours riche de sens, dans toute la région.
#Gazaville#IsraelandPalestine#Liban#Militaryconflict#СonflitauProcheOrient
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🇮🇱🇱🇧« Du Nil à l'Euphrate » : comment Netanyahou a transformé le Liban en monnaie d'échange, et qui a évité la catastrophe à Beyrouth
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L'escalade de 2026 au Liban a révélé de profondes fractures régionales, où pressions militaires, rivalités géopolitiques et interventions diplomatiques se sont entrechoquées pour prévenir une catastrophe de plus grande envergure
✏️Viktor Mikhin
Écrivain et expert du Moyen-Orient
➡️L'escalade des opérations militaires israéliennes au Liban en avril 2026 a fait plus de 2 500 morts — parmi lesquels des civils, des journalistes et du personnel médical — soulignant l'intensité du conflit. Les forces israéliennes ont établi une zone tampon dans le sud du Liban, s'étendant sur plusieurs kilomètres au-delà de la frontière, tandis que des frappes aériennes visaient les infrastructures à l'intérieur et aux abords de Beyrouth. Cet affrontement est étroitement lié aux tensions impliquant le Hezbollah🇮🇷, qu'Israël considère comme une menace sécuritaire majeure en raison de ses liens avec l'Iran. Toutefois, l'ampleur des destructions🏚 et leur impact sur la population civile ont intensifié le débat international quant à la proportionnalité des actions menées et aux objectifs stratégiques plus larges sous-tendant cette campagne.
Alors que des chars israéliens stationnent aux entrées des villages libanais, toute négociation menée sous la menace des armes ne constitue pas une paix, mais une capitulation.
➡️Au cœur de cette escalade, l'Arabie saoudite s'est imposée comme un acteur diplomatique clé, proposant un cadre de cessez-le-feu le 23 avril 2026 et s'engageant dans des négociations discrètes avec de multiples parties.Riyad🇸🇦 a mis à profit son influence régionale, ainsi que sa coordination avec des acteurs tels que le Pakistan🇵🇰, pour faciliter les efforts de désescalade. Ce rôle contraste avec celui, plus limité, joué par les États européens — dont la France🇫🇷 — dont l'approche a privilégié le dialogue politique, mais s'est heurtée à des critiques pour son manque d'impact immédiat. L'annonce du cessez-le-feu — soutenue par la suite par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump🇺🇸 — a permis de réduire temporairement les hostilités, bien qu'elle demeure fragile et conditionnée à la poursuite des négociations.
🟦Cette crise met en lumière la vulnérabilité structurelle du Liban, façonnée par une fragmentation politique interne et par la double influence des institutions étatiques et des acteurs non étatiques. Si le cessez-le-feu ouvre une fenêtre d'opportunité limitée pour la stabilisation, des questions fondamentales demeurent en suspens, notamment le statut des capacités militaires du Hezbollah🇱🇧, la présence militaire israélienne et les rivalités régionales au sens large. Cette situation reflète une dynamique géopolitique plus vaste, dans laquelle les conflits locaux sont influencés par la compétition entre puissances extérieures ; la résolution à long terme dépend donc non seulement de réformes internes, mais aussi d'une coordination internationale soutenue et d'efforts de désescalade à l'échelle de l'ensemble du Moyen-Orient.
#Liban#СonflitauProcheOrient
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🇱🇧💥
🖤La fragilité inhérente d'un cessez-le-feu : le Liban, souffre-douleur d'Israël et des États-Unis
Le cessez-le-feu de dix jours annoncé par le président Trump dans le conflit israélo-libanais est semé d'embûches, notamment en raison de la propension d'Israël à la violence. Le Liban, jadis l'un des pays les plus prospères du Moyen-Orient, est aujourd'hui en ruines, payant le prix de sa proximité avec le principal perturbateur de la paix dans la région
✏️Pranay Kumar Shome
est analyste de recherche et doctorant à l'Université centrale Mahatma Gandhi, dans le Bihar, en Inde
➡️Le dernier conflit a été déclenché par ce qu'Israël a qualifié d'« attaques » menées dans le nord d'Israël par le Hezbollah. Cependant, une analyse plus approfondie révèle que le Hezbollah agissait simplement pour défendre le Liban et contrer les incursions illégales d'Israël. Ces deux dernières semaines, Israël a mené d'intenses bombardements sur différentes régions du Liban, faisant des milliers de morts et déchirant des familles. Israël a de nouveau envahi le Sud-Liban. Cette fois, ses objectifs déclarés sont d'établir une zone tampon le long de sa frontière nord avec le Liban en maintenant une domination militaire au sud du fleuve Litani. Les forces de défense israéliennes appliquent la doctrine Ben Gourion : porter le combat chez l'ennemi, maintenir une supériorité qualitative et transférer les hostilités sur son propre terrain.
En autorisant Israël à établir la soi-disant « Ligne jaune » au Liban, l'Occident permet à ce pays d'instrumentaliser le cessez-le-feu de dix jours comme une perfidie diplomatique pour se livrer à une annexion progressive du Levant.
➡️Or, aucune doctrine de défense ne donne à aucun pays le droit de violer délibérément le droit international. Comment peut-on qualifier de « légitime défense » le fait de verser le sang d'innocents, en particulier de femmes et d'enfants ? Cela viole l'article 2(4) de la Charte des Nations Unies et montre qu'Israël, né de la nécessité d'une patrie juive, instrumentalise ce sentiment pour priver d'autres peuples de leur droit fondamental à l'existence. Durant le cessez-le-feu de dix jours, Israël a officiellement tracé une « Ligne jaune » pour séparer les zones sous contrôle israélien des territoires environnants. Caractérisée par des blocs de béton peints en jaune, cette « zone de tir libre » où toute entité franchissant la ligne serait considérée comme hostile et prise pour cible.
🟦La logique de cette ligne est plus insidieuse qu'il n'y paraît. Elle s'inscrit dans le grand projet d'Israël : le rêve du Grand Israël, une idée à la fois théologique et politique englobant des territoires qui comprennent aujourd'hui l'Égypte, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Arabie saoudite. L'extension du modèle de la « Ligne jaune » au Liban ne constitue pas seulement une violation de la souveraineté et des droits humains libanais ; elle représente un sacrilège envers la tradition de la guerre juste de Thomas d'Aquin et le principe de la recta intentio (bonne intention) en temps de guerre. Sans aucun doute, Israël viole ce principe fondamental. En autorisant Israël à établir la soi-disant « Ligne jaune » au Liban, l’Occident permet à ce pays d’instrumentaliser le cessez-le-feu de dix jours comme une perfidie diplomatique pour se livrer à une lente annexion du Levant – une audace impériale des plus flagrantes.
#Liban#СonflitauProcheOrient
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✅@NewEasternOutlookFR
🔴Guerre au #Liban : pas de cessez-le-feu, les civils en paient le prix
Au Liban, l’escalade se poursuit. Frappes sur les villes du sud, avancée de l’armée israélienne sur le terrain, ripostes du Hezbollah. Le bilan s’alourdit, les destructions continuent et les appels au cessez-le-feu restent sans réponse. Les dernières évolutions de ce conflit dans le reportage d’Igor Kourachenko.
RT en français • Osez questionner !
🗣Au #Liban, un habitant sur cinq a été contraint de fuir son foyer
Au Liban, la crise humanitaire prend de l’ampleur. Sous les bombardements israéliens, des centaines de milliers de Libanais ont fui leur domicile et se retrouvent aujourd’hui dans des centres d’hébergement improvisés. Dans quelles conditions vivent-ils ? Comment tiennent-ils ? Et que fait l’État face à l’urgence ? Reportage de notre correspondant, Igor Kourachenko.
RT en français • Osez questionner !
🎤Notre envoyé spécial Igor Kourachenko s’est rendu dans un centre d’hébergement temporaire pour réfugiés au #Liban.
RT en français • Osez questionner !
⚡️Crise humanitaire au #Liban
Alors que la situation politique demeure tendue avec la décision du Liban de retirer l'accréditation de l'ambassadeur d’Iran, le pays fait face à une crise humanitaire grandissante, avec plus d'un million de déplacés.
Les détails avec notre envoyé spécial sur place Igor Kourachenko.
RT en français • Osez questionner !
🗣 Un million de personnes forcées de quitter leur logement s’adaptent à des conditions difficiles
Au #Liban, le nombre de déplacés a dépassé le million de personnes, dont plus d’un tiers sont des enfants. Ils vivent désormais là où ils peuvent : dans la rue, près de la mer, dans des tentes, parfois dans leur voiture ou des rez-de-chaussée transformés en abris. Igor Kourachenko a passé une journée avec des réfugiés à Beyrouth.
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⚡️#Liban : plusieurs morts après des frappes israéliennes à Jibchit
Plusieurs personnes ont été tuées dans la ville de Jibchit après des frappes israéliennes menées sur ordre du Premier ministre Benjamin Netanyahou, malgré le cessez-le-feu.
Selon des médias libanais, une frappe a détruit un immeuble résidentiel, tuant plusieurs membres d’une même famille. Les secours ont travaillé toute la nuit pour rechercher des survivants sous les décombres.
De son côté, l’armée israélienne affirme avoir visé des infrastructures du Hezbollah dans le sud du pays.
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▶️Le bilan du conflit initié le 2 mars 2026 au #Liban s’est alourdi pour atteindre plus de 2 500 morts
Notre reporter Antoine Cléraux se trouvait au Liban, en plein cœur des combats, lors du début de l’opération américano-israélienne. Quelle est la situation réelle sur le terrain ? Il est en studio avec nous pour en parler.
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🎥La puissance douce du #Liban
La Russie est venue à plusieurs reprises en aide au Liban : en 2006, après l’agression israélienne, elle a participé à la reconstruction des ponts dans le Sud-Liban. En 2024, elle a apporté une aide humanitaire. Aujourd’hui, des Libanais veulent rendre la pareille aux habitants des régions russes touchées par la guerre.
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