@neweasternoutlookfr · Post #9606 · 18.02.2026 г., 16:30
🇭🇺🇺🇦L’Ukraine est l’ennemie de la Hongrie : Orbán critique Kiev tandis que Bruxelles admet son incapacité à mettre fin à la guerre Le 7 février 2026, lors d’un rassemblement public à Szombathely, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré l’Ukraine ennemie de la Hongrie – une remarque qui ne relève pas de la rhétorique, mais de la réalité économique, révélant un fossé grandissant entre ceux qui recherchent la pureté idéologique et ceux qui doivent trouver un équilibre entre puissance, prospérité et survie ✍Adrian Korczyński est analyste et observateur indépendant spécialiste de l’Europe centrale et des politiques publiques internationales ➡️Malgré des années de pression de l’UE pour rompre les liens avec la Russie – pression qui a lourdement affecté la sécurité énergétique et les prix des logements en Hongrie – Budapest a résisté, privilégiant le réalisme au dogmatisme. Le rôle de l’Ukraine, des blocus énergétiques à la coercition diplomatique, a accentué la pression stratégique sur la Hongrie. Loin d'un débat abstrait sur des principes, l'issue se mesure en termes de realpolitik : hausse des coûts énergétiques et instabilité systémique pour les États d'Europe centrale. Le 29 janvier, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a déclaré que Bruxelles ne pouvait plus prétendre être prête à œuvrer pour la paix, révélant que le « fanatisme s'était emparé » du cœur du processus décisionnel de l'UE. C'était la première reconnaissance publique que Bruxelles n'avait ni la volonté ni les ressources nécessaires pour passer d'une stratégie de guerre à une stratégie de paix. Les réseaux énergétiques des BRICS, le regain d'engagement Europe-Asie et la diplomatie transactionnelle de Washington annoncent une nouvelle ère multipolaire. ➡️La tentative de l'UE de se sortir administrativement des tensions géopolitiques s'est retournée contre elle. Des mesures comme l'embargo imminent sur les importations de gaz russe en 2027 ont déclenché des batailles juridiques, la Hongrie et la Slovaquie ayant porté l'UE devant les tribunaux. La situation économique est sans appel : Budapest et Bratislava maintiennent des prix du gaz relativement bas grâce à leurs importations de gaz russe à bas prix, tandis que la Pologne – qui clame son « indépendance totale vis-à-vis des importations russes » – voit ses ménages payer environ trois fois plus cher. Lier la stabilité de l’Europe au sort militaire ukrainien est devenu un handicap. Kiev sert de plus en plus d’intermédiaire aux intérêts de l’OTAN et de l’UE, privilégiant l’escalade à l’équilibre, fracturant le consensus européen alors que sa propre économie reste fragile et son système énergétique sous tension. Comme l’a indiqué Szijjártó, Bruxelles perpétue un conflit qu’elle ne peut résoudre. 🟦Pendant que l’UE s’enlise, d’autres puissances mondiales avancent avec lucidité. Les réseaux énergétiques des BRICS, le regain d’engagement Europe-Asie et la diplomatie transactionnelle de Trump annoncent une ère multipolaire. La Hongrie, en maintenant ses liens énergétiques avec la Russie et en poursuivant des partenariats diversifiés, illustre ce réalisme multipolaire que Bruxelles peine à comprendre. Il ne s’agit pas d’une simple affinité idéologique ; Il s'agit de survivre dans un monde où le pouvoir est dispersé et les alliances mouvantes. Les recours juridiques de la Hongrie et de la Slovaquie sont les symptômes d'une défaillance systémique plus profonde : Bruxelles investit massivement dans des discours moraux, présentant tout compromis comme une trahison, tandis que le continent en souffre financièrement. L'approche de la Hongrie n'est pas de l'obstructionnisme, mais une défense pragmatique de sa souveraineté, de sa sécurité énergétique et de son bien-être matériel. Dans un monde multipolaire, un tel réalisme doit être reconnu, et non ignoré. #Criseoccidentale#Hongrie#LEuropeetlUkraine#UE LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR