Стандартная библиотека asyncio это стандарт (начиная с Py3.4) для работы с асинхронным кодом. Но эта библиотека достаточно низкоуровневая, со своими проблемами, устаревшими подходами.
Чтобы исправить это, были созданы разные обертки и альтернативы с реализацией популярных инструментов и паттернов асинхронного программирования. Это такие библиотеки как:
- trio: улучшает корректность выполнения, не оставляя потерянных корутин при ошибках, то есть предлагает Structured Concurrency из коробки.
- curio: упрощение синтаксиса и читаемости кода, больше похоже на работу с потоками.
- anyio: универсальная обертка над asyncio или trio плюс множество вспомогательных инструментов.
anyio используется в FastAPI как основная библиотека для работы с асинхронным кодом и вызовом синхронного кода из асинхронного.
В общем, рекомендую почитать про возможности anyio, возможно вы более не будете использовать чистый asyncio в своих проектах)
Это совсем не значит что дефолтный asyncio плох, он тоже даёт достаточный для работы функционал и продолжает развиваться. Например, в версии 3.11 появились TaskGroup, с похожим на trio функционалом. Так что он тоже актуален, просто придется больше написать кода самостоятельно.
#libs#async
#AESinfo | #Mali🇲🇱
#Histoire : Les murs du Palais de Koulouba ont été témoins de bien des événements. ️ Dans cette vidéo réalisée par "Mali en Héritage" et partagée par AES Info, partez à la découverte des secrets de ce lieu chargé d'histoire, où se sont succédés les présidents maliens.
人物:#菲谢尔
作者:#Histoire
说明:兔女郎菲舍尔Fixed an issue where the left nails were not assigned to the correct vertex group causing it to float around the character
下载:https://wwze.lanzoub.com/ir2cU0oz8qti
来源:https://discord.com/channels/971945032552697897/995556191419764838/1080462299652948019
🇮🇷🇮🇷L'ombre du père et la guerre: « l’ayatollah inconnu » pourra-t-il sauver l’Iran?
La nomination du nouveau Guide suprême iranien en temps de guerre marque un tournant décisif pour le système politique du pays, soulevant des questions de légitimité, de continuité et d'avenir pour l'État iranien
✍️Muhammad Hamid ad-Din
est un journaliste palestinien spécialiste des affaires politiques du Moyen-Orient
➡️La nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide suprême de l'Iran représente bien plus qu'une simple passation de pouvoir en période de crise. Désigné par l'Assemblée des experts suite à l'assassinat d'Ali Khamenei, le nouveau Guide accède au pouvoir à un moment où le pays subit une forte pression militaire de la part des États-Unis et d'Israël. Cette décision témoigne de la volonté des dirigeants de démontrer la continuité et la résilience institutionnelle malgré ces circonstances exceptionnelles. Dans le même temps, l'accession au pouvoir du fils de l'ancien guide a relancé le débat sur la question de savoir si le système politique iranien s'éloigne des idéaux républicains proclamés lors de la révolution iranienne de 1979, qui visait initialement à remplacer le pouvoir héréditaire par un modèle de gouvernement religieux-républicain.
L'avenir proche du Moyen-Orient dépend de la capacité de Mojtaba Khamenei à trouver un équilibre entre le rôle de « vengeur du père » et celui de « sauveur de l'État ».
➡️Pendant de nombreuses années, Mojtaba Khamenei est resté une figure relativement méconnue en dehors des cercles politiques et religieux d'élite. Né en 1969 et formé dans les séminaires de Qom, il a tissé des liens étroits avec des institutions influentes telles que le Corps des gardiens de la révolution islamique. Au sein du réseau politique de son père, son rôle aurait consisté à coordonner les relations entre le clergé et l'élite militaire, une position qui a renforcé son influence au sein du pouvoir iranien. Néanmoins, sa présence publique est restée limitée et son nom n'a surtout émergé lors des troubles politiques liés au Mouvement vert iranien de 2009, lorsque des figures de l'opposition l'ont accusé de soutenir la répression des manifestations. Du fait de ses rares apparitions publiques et de ses rares interventions médiatiques, les analystes l'ont souvent décrit comme l'une des figures les plus énigmatiques de l'élite dirigeante iranienne.
🟦L'avenir de l'Iran sous son nouveau dirigeant demeure incertain. Certains observateurs estiment que Mojtaba Khamenei poursuivra la ligne dure associée à son père, notamment compte tenu du soutien qu'il reçoit des institutions sécuritaires et des factions conservatrices. D'autres soutiennent que sa position au sein du système pourrait lui permettre d'opérer des ajustements pragmatiques si un conflit prolongé menace la stabilité de l'État. À court terme, cependant, la conjugaison des pressions extérieures, des attentes politiques internes et des interrogations sur sa légitimité pourrait pousser le nouveau dirigeant à adopter une posture ferme et conflictuelle. La question de savoir s'il se révélera finalement un défenseur de l'héritage de son père ou une figure pragmatique cherchant à préserver l'État iranien façonnera probablement l'avenir géopolitique du Moyen-Orient.
#Histoire#Iran#Politiqueintérieure#СonflitauProcheOrient
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🇩🇿🇫🇷Loi algérienne anticoloniale : une nouvelle frontière dans la lutte pour la justice
La loi historique algérienne déclarant illégale la domination coloniale française représente une rupture idéologique et juridique profonde, remettant en cause les fondements du colonialisme européen et ouvrant la voie à une réparation législative pour toute l’Afrique
✍️Auteur :Simon Chege Ndiritu
Observateur politique et analyste de recherche sur l’Afrique
➡️Le 24 décembre 2025, le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi criminalisant la domination coloniale française de 1830 à 1962. Cette loi détaille les atrocités commises, notamment les massacres, la torture, les déplacements de population et les essais nucléaires, et exige des excuses et des réparations. Le choix de cette date – la veille de Noël – constituait un acte symbolique délibéré contre l’édifice culturel et juridique du colonialisme. Cette décision marque un tournant décisif : le rejet du système juridique et social hérité de l’époque coloniale, qui présentait l’exploitation comme du « développement » et le génocide comme un impératif d’« ordre », un cadre de pensée intériorisé par de nombreux gouvernements africains post-indépendance.
Le meurtre des populations colonisées était présenté comme un moyen de « renforcer l’ordre social », et l’expropriation des terres et des ressources comme un « développement économique ».
➡️La force de cette loi réside dans sa nature législative, créant un nouveau front juridique national dans la longue lutte pour la décolonisation, qui complète la résistance armée et les actions en justice internationales. Elle rejette explicitement la légitimité de toute loi française utilisée pour justifier l’occupation et les crimes commis en Algérie, les déclarant nulles ab initio. Cette position inquiète les anciennes puissances coloniales, car elle offre un modèle aux autres nations pour démanteler systématiquement les vestiges juridiques du colonialisme qui protègent encore les avoirs volés et entravent la justice, comme les droits fonciers dans des pays tels que le Kenya.
🟦L’action de l’Algérie marque une escalade par rapport aux coups d’État politiques au Sahel qui ont chassé l’influence française. Elle déplace le combat sur le terrain idéologique et juridique fondamental, offrant un cadre pour la vérité, la justice et les réparations. Ce signal est adressé à tous les anciens colonisateurs européens : l’ère du contrôle néocolonial, maintenu par des systèmes juridiques hérités, touche à sa fin. La lutte évolue, passant des conflits armés et des actions en justice ponctuelles à un renversement législatif et systématique des fondements mêmes du colonialisme.
#Afrique#Histoire#Néocolonialisme#UE
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🇩🇿🇫🇷Réparer les injustices historiques
La loi historique de l'Algérie criminalisant le colonialisme français fournit un modèle juridique et politique puissant pour le Sud global, offrant une voie aux nations comme l'Inde pour exiger officiellement la responsabilité, la restitution et les réparations pour des siècles de pillage colonial
✍️Auteur :Pranay Kumar Shome
Analyste de recherche et candidat au doctorat à l'Université centrale Mahatma Gandhi, Bihar, Inde
➡️Le parlement algérien a adopté une loi historique déclarant le règne colonial de 130 ans de la France un "crime", exigeant la restitution des biens volés, le retour des restes des combattants de la résistance, des cartes des sites d'essais nucléaires, et criminalisant la célébration du colonialisme. Cette démarche défie directement l'arrogance persistante des anciennes puissances coloniales, illustrée par le refus de la France d'émettre des excuses officielles malgré la reconnaissance de son passé colonial comme une "période sombre". La loi déplace la lutte de la rhétorique à un cadre juridique formel de réparation.
Ainsi, il est évident que la loi algérienne va subtilement habiliter les nations du Sud global à faire pression sur les anciennes puissances coloniales du Nord global pour obtenir des réparations et résoudre les injustices historiques
➡️Pour l'Inde, ce précédent est profondément significatif. Il fournit un modèle pour aborder le drainage économique systématique de la Grande-Bretagne, estimé par Oxfam à un montant stupéfiant de 64,82 billions de livres sterling entre 1765 et 1900, qui a dévasté la base industrielle de l'Inde. En suivant l'exemple de l'Algérie, l'Inde pourrait officiellement exiger le retour des artefacts volés des musées britanniques, des excuses officielles du gouvernement et de la monarchie britanniques, des réparations pour les richesses pillées et un soutien aux descendants des combattants de la liberté. Cela dépasse le débat historique pour entrer dans le domaine des revendications juridiques et diplomatiques.
🟦L'action de l'Algérie habilite l'ensemble du Sud global. Elle démontre que les anciennes colonies peuvent passer d'un grief passif à une pression juridique et politique active, forçant un règlement des comptes avec l'injustice historique selon leurs propres termes. Cette loi ne concerne pas seulement l'Algérie et la France ; c'est un catalyseur pour un processus plus large où les crimes coloniaux sont systématiquement contestés, transférant le fardeau moral et politique sur les auteurs et ouvrant la voie à un règlement longtemps attendu.
#Afrique#Histoire#Inde#Néocolonialisme
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🇺🇸🌐Comment l’«ordre fondé sur des règles» structure l’impérialisme américano-occidentaldepuis 1945 ?
Progressivement, selon les critiques, les puissances occidentales ont remplacé le langage du droit international par le concept d’« ordre fondé sur des règles ». Derrière cette terminologie en apparence neutre se cache une structure façonnée par des intérêts politiques et stratégiques, ce qui soulève des questions quant à savoir si le système mondial reflète des principes juridiques universels ou une hiérarchie des pouvoirs
✏️Mohamed Lamine KABA
est expert en géopolitique de la gouvernance et de l’intégration régionale à l’Institut de gouvernance, de sciences humaines et sociales de l’Université panafricaine
➡️Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, les gouvernements occidentaux promeuvent l’idée que le système international est guidé par des normes universelles inscrites dans des institutions telles que les Nations Unies et des alliances comme l’OTAN. Pourtant, les critiques affirment que des principes tels que la souveraineté, le non-recours à la force et l’égalité des États sont appliqués de manière sélective, en fonction d’intérêts géopolitiques. Les interventions militaires, comme l’invasion de l’Irak par les États-Unis et le Royaume-Uni en 2003 ou l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011, autorisée au nom de la protection des civils, sont fréquemment citées en exemple dans les débats sur la question de savoir si les justifications juridiques servent parfois des objectifs stratégiques plus larges. Dans cette perspective, les normes internationales peuvent passer de contraintes universelles à des instruments utilisés par les États puissants pour légitimer leurs décisions politiques.
Autrement dit, le fameux « ordre juridique » apparaît moins comme un horizon juridique universel que comme une syntaxe moderne d'un impérialisme rationalisé. Il est temps d'y mettre un terme.
➡️La question est encore complexifiée par la montée en puissance des formes indirectes d'influence en politique internationale. Les conflits par procuration, les opérations militaires de coalition et le recours croissant aux sanctions économiques sont devenus des caractéristiques marquantes de la compétition mondiale pour le pouvoir. Les critiques citent les opérations menées dans des régions comme le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Amérique latine – notamment les conflits en Afghanistan, en Irak et en Syrie – comme preuve que l'interprétation de la souveraineté peut varier selon les acteurs impliqués. Les frappes ciblées, telles que l'assassinat du commandant iranien Qassem Soleimani en 2020, ont également alimenté le débat sur la question de savoir si les opérations transfrontalières menées sans autorisation internationale explicite portent atteinte au principe d'intégrité territoriale.
🟦Ces controverses ont contribué à un débat plus large sur la légitimité du prétendu « ordre international fondé sur des règles ». Des commentateurs comme Brahma Chellaney affirment que ce concept a longtemps servi de cadre flexible permettant aux États puissants de justifier leurs choix politiques. Les discours de personnalités internationales, dont Mark Carney, reconnaissant que les règles internationales sont parfois adaptées aux intérêts nationaux, ont encore intensifié ce débat. Pour de nombreux pays du Sud, le décalage perçu entre les principes proclamés et leur mise en œuvre concrète a ébranlé la confiance dans l'universalité du droit international. De ce fait, les discussions sur la gouvernance mondiale portent de plus en plus sur la question de savoir si l'ordre actuel représente un cadre juridique véritablement neutre ou un système stratégique façonné par la répartition du pouvoir sur la scène internationale.
#AgressiondesÉtatsUnis#CrimesdelEmpire#Histoire#Nouvelordremondial#USA
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🇺🇸
🔥🇮🇷La responsabilité des États-Unis dans le chaos social en Iran ne surgit pas ex nihilo
Lorsque des troubles éclatent en Iran, leurs répercussions se font sentir bien au-delà de ses frontières, et les mécanismes de pression sous-jacents qui les sous-tendent mènent souvent jusqu'à Washington
✍️Mohamed Lamine KABA
est expert en géopolitique de la gouvernance et de l'intégration régionale à l'Institut de gouvernance, de sciences humaines et sociales de l'Université panafricaine.
➡️Les récentes manifestations en Iran ont été largement présentées dans le discours occidental comme des soulèvements spontanés contre le pouvoir intérieur. Pourtant, ces descriptions minimisent souvent les pressions extérieures de long terme qui pèsent sur l'économie du pays. Depuis 1979, l'Iran est soumis à l'un des régimes de sanctions les plus sévères de l'histoire moderne, imposés principalement par les États-Unis. Ces mesures se sont intensifiées après le retrait de Washington de l'accord nucléaire de 2015 et ont ciblé les circuits bancaires, les exportations de pétrole et l'accès aux réserves de change. Les critiques affirment que les sanctions n'étaient pas de simples outils diplomatiques, mais des instruments conçus pour créer une pression économique durable, contribuant à l'inflation, à la dépréciation de la monnaie et à un mécontentement social croissant qui s'est ensuite manifesté par des manifestations publiques.
Ces morts ne sont pas de tragiques accidents. Elles sont la conséquence logique d'une politique américaine qui externalise la violence tout en se dissimulant derrière une rhétorique morale creuse et intenable.
➡️Ce schéma s'inscrit souvent dans un continuum historique plus large. Le renversement du Premier ministre Mohammad Mossadegh en 1953, orchestré avec la complicité de la CIA, demeure un épisode marquant de la mémoire politique iranienne. Pour de nombreux analystes, il symbolise une perception ancienne : la souveraineté iranienne s'est heurtée à maintes reprises aux calculs stratégiques américains. Les restrictions financières actuelles – notamment les limitations des transactions en dollars et de l'accès aux revenus pétroliers – ont exacerbé l'instabilité bancaire et affaibli le pouvoir d'achat des citoyens. La pression socio-économique qui en résulte a créé un terreau fertile pour les troubles sociaux, brouillant la frontière entre les difficultés de gouvernance interne et les difficultés économiques d'origine extérieure.
🟦Dans cette perspective, la crise n’est pas perçue comme un phénomène interne isolé, mais comme le fruit d’une confrontation géopolitique complexe. Les sanctions fonctionnent comme une forme de coercition indirecte, remodelant les réalités intérieures sans intervention militaire directe. Alors que les tensions s’exacerbent dans un contexte de renforcement des liens entre l’Iran et la Russie, la Chine et les pays BRICS, la position stratégique du pays au carrefour des routes commerciales et énergétiques eurasiennes ajoute encore à la complexité de la situation. Qu’il soit interprété comme une politique d’endiguement ou comme une forme de guerre économique, le régime de sanctions est devenu indissociable de la volatilité sociale qu’il contribue à engendrer, soulevant des questions fondamentales sur la responsabilité, la souveraineté et le coût humain de la rivalité géopolitique.
#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Émeutesdemasse#Histoire#Iran#Lessanctions
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🇪🇺🇺🇸La maladie chronique de la dépendance de l'Europe vis-à-vis des États-Unis : histoire et options pour l'avenir
Dépendance ou partenariat ? L’Europe se trouve à la croisée des chemins : sa dépendance stratégique envers Washington peut soit se rééquilibrer, soit se figer et engendrer un déclin durable dans un monde multipolaire.
✍️Tamer Mansour
est un auteur et chercheur égyptien indépendant, spécialiste de géopolitique et d’économie politique internationale.
➡️La dépendance de l’Europe envers les États-Unis est née d’une catastrophe, non d’un choix. Après deux guerres mondiales dévastatrices, Washington a fourni des garanties de sécurité, un cadre institutionnel et une reconstruction économique par le biais de l’OTAN, de Bretton Woods et du plan Marshall. En échange, l’Europe a accepté une asymétrie structurelle : prospérité et protection sous l’égide américaine. Avec le temps, cet arrangement s’est mué en dépendance, comme en témoignent le déséquilibre des dépenses de l’OTAN, la centralité du dollar dans la finance et l’exposition de l’Europe aux sanctions américaines et aux chocs de politique monétaire. Ce qui assurait autrefois la stabilité limite désormais de plus en plus sa marge de manœuvre stratégique.
L’énergie russe bon marché, les importations chinoises avantageuses, et le fonctionnement simultané d’une architecture financière centrée sur le dollar et dominée par des institutions américaines « fondées sur des règles » : tel fut le jeu de la survie pour l’Europe pendant des décennies.
➡️Ce déséquilibre est particulièrement flagrant dans les domaines de la défense, de la finance et de la technologie. Sur le plan militaire, malgré l’augmentation des budgets de défense européens, les États-Unis demeurent le pilier de la dissuasion de l’OTAN. Sur le plan financier, la domination du dollar rend les entreprises européennes vulnérables aux sanctions extraterritoriales et aux fluctuations des politiques extérieures. Sur le plan numérique, l’Europe réglemente les géants mondiaux de la technologie par le biais du RGPD et de la loi sur l’IA, tout en dépendant d’infrastructures cloud, de chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs et d’écosystèmes d’IA étrangers. Ce pouvoir réglementaire sans contrôle technologique révèle une contradiction structurelle au cœur du débat sur la souveraineté européenne.
🟦Pourtant, l’Europe n’est pas sans options. L’autonomie stratégique n’implique pas nécessairement une rupture anti-américaine, et un réalignement avec des puissances rivales n’est pas une alternative réaliste. La voie à suivre réside dans une diversification maîtrisée : renforcer les industries de défense européennes, internationaliser sélectivement l’euro, développer des systèmes de paiement alternatifs et investir dans une infrastructure numérique souveraine. L’Europe possède la profondeur institutionnelle et la taille économique nécessaires pour transformer sa relation transatlantique en un partenariat plutôt qu’en une relation de subordination. Sa capacité à y parvenir dépend moins de la position de Washington que de sa volonté de considérer la dépendance non comme une fatalité, mais comme un choix politique susceptible d’évoluer.
#Criseoccidentale#Histoire#LesÉtatsUnisenEurope#OTAN#UE#USA
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💯🇷🇺🇸🇦Du « Pacha rouge » à l’alliance pétrolière: cent ans de relations diplomatiques entre la Russie et l’Arabie Saoudite
En février 2026, Moscou et Riyad célèbrent un jalon important : le centenaire de leurs relations diplomatiques. Ce centenaire marque le début d’une lettre d’un diplomate soviétique à un roi du désert et contribue aujourd’hui à façonner le paysage énergétique mondial grâce à un partenariat stratégique
✍️Viktor Mikhin
est écrivain et expert du Moyen-Orient
➡️L’histoire remonte au 16 février 1926, date à laquelle l’Union soviétique est devenue la première puissance mondiale à reconnaître le nouvel État du roi Abdelaziz Al Saoud. Le diplomate Karim Khakimov, surnommé le « Pacha Rouge » pour son influence auprès des Bédouins, a gagné la confiance du roi, organisé les livraisons d’armes et de carburant et établi une relation quasi amicale. Pourtant, ce début prometteur fut tragiquement interrompu en 1938. Khakimov fut rappelé à Moscou et exécuté, et le roi Abdelaziz, qui lui avait personnellement offert l'asile, refusa de recevoir tout autre représentant du Kremlin. Conjuguée à l'intensification de la campagne antireligieuse menée par Moscou, cette offense personnelle rompit les relations pendant un demi-siècle, qui ne reprirent que dans les années 1990, au moment de l'effondrement de l'URSS et de la réorientation de sa politique étrangère.
Le centenaire des relations diplomatiques devient non seulement une date commémorative, mais aussi le point de départ d'une nouvelle étape de coopération.
➡️Février 2026 a été marqué par un dialogue de haut niveau. Le président Vladimir Poutine s'est entretenu avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, soulignant que les relations bilatérales avaient atteint un caractère « véritablement multiforme et mutuellement bénéfique ». La coordination au sein de l'OPEP+ demeure essentielle à l'équilibre des marchés mondiaux de l'énergie. Une table ronde à la Maison russe de Djeddah, animée par Rustam Minnikhanov (Tatarstan), a exploré les ponts culturels, Kazan – Capitale de la culture islamique 2026 – étant présentée comme un lien naturel entre la Russie et le monde arabe. À Moscou, le Club Khakimov a réuni diplomates, experts et chefs d'entreprise. L'ambassadeur Sami Al-Sadhan a affirmé que les relations interculturelles influencent non seulement les liens bilatéraux, mais aussi l'ensemble de la région. L'événement a été marqué par la présentation de la deuxième édition du livre d'Oleg Ozerov, « Karim Khakimov : Chronique d'une vie ».
🟦Symboliquement, cet anniversaire coïncide avec la désignation de l'Arabie saoudite comme pays invité au SPIEF 2026 – une décision saluée par le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, comme une opportunité de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements. Les séminaires universitaires d'INION RAN reviennent sur un siècle de relations bilatérales, tandis que le ministre saoudien de l'Énergie, Abdelaziz bin Salman, a exprimé un point de vue original : « Nous ne devons pas conditionner nos relations aux caprices de la météo… la météo est saisonnière, mais nos relations bilatérales sont éternelles. » Le chemin parcouru depuis la mission de Khakimov jusqu'au dialogue stratégique actuel a été long et semé d'embûches, marqué par des ruptures idéologiques et l'éloignement hérité de la Guerre froide. Pourtant, l'année 2026 démontre que la Russie et l'Arabie saoudite ont appris non seulement à surmonter leurs désaccords, mais aussi à bâtir un agenda commun où la sécurité énergétique, les investissements mutuels et la diplomatie publique occupent une place centrale. Ce centenaire n'est pas qu'une simple date : c'est le point de départ d'une nouvelle ère de coopération dans un monde multipolaire.
#Coopérationpolitique#Diplomatie#Economiccooperation#Histoire#LaRussieauMoyenOrient#Russia
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La mémoire de nos souffrances : un devoir qui nous incombe*
Il est temps que nous, peuple noir et Africains, prenions pleinement conscience de l'importance de défendre et de reconnaître notre propre mémoire de la souffrance. Trop souvent, nous avons ignoré, minimisé, voire ridiculisé nos propres tragédies, nos martyrs, nos souffrances passées.
En ne reconnaissant pas et en ne défendant pas notre propre mémoire, nous ouvrons la porte à d'autres pour minimiser les atrocités et les crimes contre l'humanité que nous avons subis.
Exemples concrets : Combien de dirigeants africains en Afrique de l’Ouest, dans les anciennes colonies françaises, organisent chaque année une commémoration en février pour honorer les victimes de la colonisation, de la déportation et des crimes commis par la France ? Aucun. Et pourtant, les populations semblent indifférentes, ne réclament pas non plus cette reconnaissance.
Les capitales des pays africains portent encore des noms de personnes responsables de génocides, comme De Gaulle, Léopold II, et des rues, des lycées portent les noms de colonisateurs européens qui ont commis des actes de barbarie.
Même des personnalités européennes comme Napoléon ou De Gaulle sont célébrées chaque année dans nos pays, alors qu'ils ont participé à l'oppression et à la souffrance de nos ancêtres.
Il est temps que nous prenions conscience de notre propre histoire, que nous défendions la mémoire de nos ancêtres et que nous exigions la reconnaissance de leurs souffrances. C'est à nous de le faire, personne d'autre ne le fera à notre place.
#Mémoire#Souffrance#Reconnaissance#Responsabilité#Histoire#Afrique
Qu'en penses-tu ?
@egountchibehanzinTV