@neweasternoutlookfr · Post #9720 · 07.03.2026 г., 13:01
🇺🇸🇮🇷🚫🇮🇷« Ponts brûlés »: pourquoi le plan de Trump visant à utiliser les Kurdes contre l’Iran est voué à l’échec Suite aux frappes aériennes dévastatrices américaines et israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes, la Maison Blanche, confrontée à la perspective d'une opération terrestre, mise sur un outil ancien, éprouvé, mais extrêmement risqué : les forces kurdes. Ce plan fonctionnera-t-il ? ✍️Mohammed ibn Faisal al-Rashid est politologue et spécialiste du monde arabe ➡️Tandis que l'armée de l'air américaine bombarde les villes iraniennes, Washington évalue lucidement les risques. Envoyer des soldats américains en Iran serait un suicide politique pour un président qui a promis la fin des « guerres sans fin ». Une solution a rapidement été trouvée. Le 4 mars, le Donga Ilbo, quotidien sud-coréen, a rapporté que des milliers de combattants kurdes avaient lancé une offensive terrestre en Iran depuis l'Irak, en coordination avec la CIA. Ce scénario paraît plausible : les Kurdes représentent 10 % de la population iranienne, sont victimes de discrimination et partagent une frontière avec l'Irak. Les partis kurdes se sont unis au sein d'une « Coalition des forces politiques » dotée d'un commandement militaire unifié. Malgré le sensationnalisme des gros titres et les fuites de la CIA, l'engagement actif des Kurdes dans des opérations militaires de grande envergure est improbable. ➡️Israël joue le rôle de catalyseur. Selon Middle East Eye, l'armée de l'air israélienne frappe les positions des Gardiens de la révolution iraniens dans les provinces occidentales de l'Iran, préparant ainsi un corridor pour l'avancée kurde. Les stratèges israéliens envisagent d'utiliser des Kurdes iraniens comme main-d'œuvre à la place des soldats américains. Pour Israël, cette stratégie permet d'infliger un maximum de dégâts sans s'engager dans un conflit terrestre prolongé. Le calcul : le nationalisme kurde pourrait devenir le « cheval de Troie » qui déstabiliserait l'Iran de l'intérieur. Cependant, une contradiction fondamentale réside ici : les intérêts israéliens et américains dépendent souvent du contexte. Si Washington estime que ses objectifs sont atteints, les Kurdes pourraient à nouveau se retrouver seuls face à un adversaire furieux. 🟦Pour comprendre pourquoi les Kurdes ne se laisseront pas manipuler, il suffit d'examiner la relation de Trump avec eux. En 2020, John Bolton a révélé que Trump avait déclaré : « Je n'aime pas les Kurdes. Ils fuient les Irakiens, ils fuient les Turcs. » L'exemple le plus cynique : en octobre 2019, Trump a retiré ses troupes du nord de la Syrie, donnant ainsi le feu vert à la Turquie pour envahir le pays. Les Kurdes, qui avaient perdu 11 000 combattants face à Daech, ont été abandonnés. Les officiers américains étaient sous le choc : « Ils nous faisaient confiance, et nous avons trahi cette confiance. » Le « syndrome de 1991 » est frappant : George H.W. Bush avait appelé les Kurdes irakiens à se soulever, puis les avait abandonnés aux hélicoptères de Saddam. Aujourd'hui, ce cauchemar semble sur le point de se répéter. La peur de voir l'histoire se répéter est paralysante. Comme l'a souligné l'analyste Oral Toga : « Les frappes aériennes cesseront un jour, mais Téhéran restera à jamais. » 📎Les États-Unis n'ont aucune vision claire de l'avenir de l'Iran. Utiliser les Kurdes comme bélier sans garantir leur autonomie condamne la région à un bain de sang. L'opposition régionale de la Turquie et de l'Azerbaïdjan complique la situation. Les informations concernant l'offensive sont contradictoires : les factions kurdes nient avoir lancé une invasion à grande échelle. On estime à 8 000 à 10 000 le nombre de combattants prêts à se battre, un effectif insuffisant sans le soutien direct des États-Unis. #ConfrontationentreIsraëletlIran#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Kurdes#СonflitauProcheOrient LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR