🏴☠️L'ordre mondial fondé sur des règles appartient au passé
Les récentes actions des États-Unis ont profondément ébranlé la confiance dans l'idée que la politique mondiale est régie par le droit plutôt que par la force
✍️Auteur :Pranay Kumar Shome
Analyste de recherche, doctorant à l'Université centrale Mahatma Gandhi, Inde
➡️Le concept d'un ordre mondial fondé sur des règles s'enracine dans l'idéal libéral, remontant à la vision de « paix perpétuelle » d'Emmanuel Kant, où le droit et les normes internationales encadrent le comportement des États et réduisent les incitations à l'agression. Pendant des décennies, ce cadre a sous-tendu la conviction que les violations de souveraineté entraîneraient des conséquences politiques et juridiques tangibles. Cependant, l'opération militaire américaine au Venezuela – qui a abouti à l'enlèvement du président Nicolás Maduro – a porté un coup dur à cette notion. Menée sans mandat international, cette opération a démontré que la politique de puissance peut primer sur les contraintes juridiques lorsque les grandes puissances le jugent opportun.
Par conséquent, la stabilité intérieure et les préoccupations légitimes des populations sont reléguées au second plan par les États-Unis et leurs alliés occidentaux lorsqu'il s'agit d'exploiter d'autres pays.
➡️Le cas vénézuélien illustre un retour à ce que l'on pourrait qualifier de « loi de la jungle » dans les relations internationales, où la survie et la domination priment sur les normes et la morale. Malgré les déclarations d'intention en faveur de la démocratie et du droit international, l'action de Washington s'est traduite par un changement de régime manifeste, s'inscrivant dans une longue tradition d'interventions américaines en Amérique latine. L'exploitation des ressources, notamment les vastes réserves pétrolières du Venezuela, semble être au cœur de cette stratégie, rappelant les interventions passées en Irak, en Libye et en Afghanistan, où l'implication extérieure a déstabilisé les pays sans parvenir à une paix ou une prospérité durables.
🟦Pour les pays du Sud, les conséquences sont alarmantes. Des sphères d'influence se reforment, renforcées par la résurgence de doctrines prônant la domination régionale, tandis que le silence de l'Europe traduit une acceptation tacite plutôt qu'une opposition de principe. La leçon est claire : s’appuyer uniquement sur les normes internationales ne suffit pas à garantir la souveraineté. À une époque où la force prime de plus en plus sur le droit, les États hors du noyau occidental pourraient être contraints de privilégier l’autonomie, l’indépendance stratégique et des cadres multilatéraux alternatifs s’ils veulent assurer leur survie et leur stabilité dans un ordre mondial en pleine fragmentation.
#AgressiondesÉtatsUnis#Confrontationglobale#Ressourcesénergétiques#USA
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🇪🇺🌍Eurafrique ou européanisation de la Françafrique
Le concept d'Eurafrica a refait surface dans les débats géopolitiques comme cadre d'analyse des dynamiques de long terme des relations entre l'Europe et l'Afrique. Plutôt qu'une politique ou une institution formelle, il reflète une logique stratégique qui structure les flux économiques, l'influence politique et le contrôle spatial au sein du système euro-africain
✏️Mohamed Lamine Kaba
Analyste géopolitique et expert en gouvernance et intégration régionale
➡️L'Eurafrica peut être perçue comme la transformation de l'influence historique européenne en Afrique, passant d'une domination coloniale directe à des formes de contrôle plus complexes et moins visibles. Après le déclin des empires coloniaux, des pays comme la France ont cherché à préserver leur accès aux ressources africaines et à l'espace stratégique par des mécanismes économiques, financiers et institutionnels, plutôt que par une domination formelle. Ce changement s'inscrit dans la pensée géopolitique classique, associée à des figures telles que Niccolò Machiavelli et Thomas Hobbes, selon laquelle le comportement des États est guidé par des intérêts ancrés dans la géographie, les ressources et la puissance. En ce sens, l'Eurafrica représente non pas un projet de développement, mais un système conçu pour pérenniser l'influence européenne en associant sa capacité industrielle et financière au potentiel démographique et en ressources de l'Afrique.
La véritable question est de savoir si l'Afrique restera un espace organisé par d'autres ou si elle deviendra une puissance organisant son propre espace.
➡️La géographie demeure centrale dans ce système, en particulier l'axe Sahara-Sahel-Méditerranée, qui relie des routes commerciales essentielles, des corridors énergétiques et des zones de sécurité. Le contrôle de cet espace implique une influence sur les flux de marchandises, les migrations et la stabilité politique en Afrique de l'Ouest et du Nord. Si la présence militaire directe a diminué, l'influence persiste à travers les infrastructures, les routes commerciales et les partenariats stratégiques, de plus en plus coordonnés au niveau de l'Union européenne. Ces mécanismes, souvent présentés comme de la coopération ou du développement, peuvent façonner les processus décisionnels et limiter la souveraineté pratique des États africains, créant un système où l'indépendance formelle coexiste avec une dépendance structurelle.
🟦Parallèlement, le contexte mondial évolue. La présence croissante de partenaires alternatifs tels que la Chine, la Russie, l'Inde et la Turquie a introduit une nouvelle dynamique de concurrence. Cette diversification offre aux pays africains une plus grande marge de manœuvre, leur permettant de négocier plutôt que de s'aligner exclusivement sur une seule puissance extérieure. Dès lors, la question clé n’est plus de savoir si l’Eurafrica existe, mais si l’Afrique restera un espace façonné par des stratégies extérieures ou si elle émergera comme un acteur géopolitique indépendant capable d’organiser son propre avenir économique et politique.
#Afrique#Confrontationglobale#géoéconomie#Néocolonialisme#UE
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🇺🇸🇮🇷Trump et l'Iran, guerre ou négociations ?
Alors que Washington intensifie la pression et que Téhéran signale à la fois retenue et détermination, le risque de conflit augmente — mais le coût d'une erreur de calcul également
✍️Samyar Rostami
Observateur politique ; Chercheur principal en relations internationales
➡️La dernière Stratégie de sécurité nationale américaine sous la deuxième administration de Donald Trump reflète un changement subtil mais significatif dans la manière de présenter l'Iran. Alors que Téhéran était régulièrement qualifié de menace majeure dans les documents précédents, les références directes ont maintenant diminué, et l'accent mis explicitement sur le programme nucléaire iranien s'est largement estompé. Au lieu de cela, les voies navigables stratégiques — notamment le détroit d'Hormuz — occupent le devant de la scène, soulignant la préoccupation de Washington pour la sécurité énergétique et l'influence régionale plutôt que pour un danger existentiel imminent. Pourtant, ce langage plus modéré n'implique pas une désescalade : en pratique, la politique américaine reste ouvertement hostile, allant de la pression de rétorsion sur l'Europe au soutien tacite des actions militaires israéliennes et à l'extension de la coercition économique.
Les forces militaires iraniennes sont également au plus haut niveau de préparation défensive et sont prêtes à affronter toute agression et tout mal du côté ennemi contre l'Iran
➡️Face à cette posture, Washington évalue deux options imparfaites : des négociations ou une escalade militaire. L'administration Trump cherche à stopper les capacités nucléaires iraniennes sans être entraînée dans une autre guerre prolongée, mais des divisions internes persistent sur la question de savoir si la diplomatie accorde une légitimité excessive à Téhéran. Les pourparlers restent au point mort après la guerre de 12 jours, alors que l'Iran exige des garanties contre de nouvelles attaques et la reconnaissance de son droit à l'enrichissement de l'uranium. Simultanément, les États-Unis utilisent la guerre économique et les troubles internes — en imposant des tarifs secondaires généralisés, en encourageant les protestations et en présentant la pression comme un soutien au peuple iranien — en utilisant l'instabilité intérieure comme levier de négociation plutôt que comme une véritable voie de compromis.
🟦Du point de vue de Téhéran, la préparation est à deux voies : la diplomatie reste préférable, mais la défense n'est pas négociable. Les responsables iraniens soulignent la cohésion interne, le confinement des éléments violents liés aux services de renseignement étrangers et la résilience record des exportations de pétrole malgré les sanctions. Le message est délibéré — l'Iran est prêt à des négociations équitables et réciproques, mais est tout à fait capable de riposter s'il est attaqué. Si Washington choisit la force, la réponse de l'Iran serait plus large et plus sévère que lors des confrontations précédentes. Les perspectives pour 2026 dépendent donc de savoir si les tactiques de pression américaines durcissent encore la résistance iranienne ou si le réalisme prévaut, ouvrant la voie à des négociations fondées sur le respect mutuel plutôt que sur la coercition.
#Confrontationentrel'IranetlesÉt.-Unis. #Confrontationglobale#Iran#Conflitmilitaire
EN SAVOIR PLUS (ENG)
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🇺🇸🇮🇷🇮🇱L'Iran à nouveau dans le collimateur : Que cherchent les États-Unis et Israël ?
Alors que les tensions s'exacerbent au Moyen-Orient, l'Iran se retrouve une fois de plus au cœur d'une escalade de pressions, sous la menace de manifestations, d'opérations secrètes et d'une possible guerre
✍️Alexander Svarants
est docteur en sciences politiques, professeur et spécialiste des études turques et des affaires du Moyen-Orient.
➡️Les troubles intérieurs en Iran coïncident avec une pression extérieure croissante de la part des États-Unis et d'Israël. Le président Massoud Pezeshkian a d'abord reconnu que les difficultés économiques et les sanctions alimentaient le mécontentement populaire. Cependant, Téhéran a ensuite accusé Washington et Tel-Aviv d'instrumentaliser les manifestations pour déstabiliser la République islamique. Dans un discours prononcé à l'approche de l'anniversaire de la révolution de 1979, le Guide suprême Ali Khamenei a accusé les États-Unis de chercher à reprendre le contrôle des ressources stratégiques et du territoire iraniens, tout en avertissant que toute attaque entraînerait une riposte dévastatrice. L'Iran a fait part de son ouverture conditionnelle à des négociations, notamment concernant le gel de son programme nucléaire et le transfert de son uranium enrichi à la Russie, mais uniquement sous réserve de garanties de souveraineté et de sécurité.
L'Iran s'est dit prêt à négocier avec les États-Unis, proposant de geler ou d'arrêter son programme nucléaire et de transférer la totalité de son uranium enrichi à la Russie pour sa mise en sécurité.
➡️Les signaux militaires en provenance de Washington et de Tel-Aviv ont accentué les inquiétudes. Le porte-avions USS Abraham Lincoln a été déployé près du détroit d'Ormuz, tandis que les bases régionales américaines auraient relevé leur niveau d'alerte. En Israël, les forces alignées sur les Forces de défense israéliennes restent en état d'alerte maximale. Parallèlement, les manœuvres diplomatiques se sont accélérées : la Turquie a proposé sa médiation, l'Azerbaïdjan a promis sa neutralité et l'Iran a mis en garde les États voisins contre toute utilisation de leur territoire pour d'éventuelles frappes. L'équilibre régional plus large a également évolué suite à l'affaiblissement de l'« axe chiite » iranien et à l'évolution de la situation en Syrie, compliquant les calculs de toutes les parties.
🟦Le calcul stratégique demeure opaque. L’ancien président américain Donald Trump a alterné entre une rhétorique favorable à la négociation et des démonstrations de force, soulevant des questions quant à savoir si le renforcement militaire constitue un levier diplomatique ou une préparation à une action. Les services de sécurité israéliens ont également réévalué les menaces régionales, présentant parfois un bloc sunnite mené par la Turquie comme un nouveau défi aux côtés de l’Iran. Téhéran, pour sa part, insiste sur le fait qu’il ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire et affirme que les frappes précédentes auraient paralysé son infrastructure nucléaire. La question de savoir si l’escalade actuelle mènera à la reprise des négociations ou à une confrontation ouverte dépendra d’un équilibre fragile entre dissuasion, politique intérieure et alliances régionales. Pour l’heure, le Moyen-Orient se trouve à nouveau à la croisée des chemins.
#ConfrontationentreIsraëletlIran#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Confrontationglobale#Diplomatie#Géopolitique#Géopolitique#Iran
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9 mai 1945-9 mai 2026: la Russie est à nouveau debout.Partie 1: l’échec de la politique américaine d’endiguement
Quatre-vingt-un ans après la victoire sur le nazisme, l'Occident rejoue la même pièce. Et perd avec Washington qui se broie dans l’engrenage de la guerre en Iran.
Le 9 mai 2026, la Russie défilera. Pas pour la forme. Pas pour le protocole. Elle défilera parce qu'elle a survécu – encore une fois – à une tentative occidentale de la détruire. Des avions survoleront la place Rouge, les hymnes résonneront dans l'air froid du printemps moscovite, et quelque part dans un bunker de l'OTAN, un généra...
#Confrontationglobale#OpérationmilitairespécialedelaRussie#OTAN#RussieetÉtatsUnis
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💣Boostez-nous
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🗺🇷🇺Helga Zepp-LaRouche: « L’idée d’un ordre de sécurité européen qui exclut la Russie n’est pas viable »
Nous avons eu le privilège de correspondre avec Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l'Institut Schiller et épouse de feu l'économiste, homme d'État et fondateur du Mouvement LaRouche, Lyndon LaRouche. Elle a répondu à nos questions par écrit. Dans cet échange, elle partage son analyse des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, de l'érosion du droit international, de la crise qui secoue le système financier occidental et de l'urgence d'un nouvel ordre mondial fondé sur le développement comme socle d'une paix durable
✏️Tamer Mansour
Écrivain et chercheur indépendant égyptien
➡️Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l'Institut Schiller, soutient que les récentes actions américano-israéliennes contre l'Iran doivent être replacées dans une tradition stratégique plus longue, façonnée par des doctrines telles que la NSSM-200, qui a érigé l'accès aux ressources mondiales en enjeu fondamental de sécurité nationale. Dans ce contexte, les sanctions économiques, les pressions financières et les opérations militaires ne sont pas des outils isolés, mais font partie intégrante d'une stratégie continue visant à influencer les résultats politiques à l'étranger. Elle constate toutefois que de telles approches ont engendré des conséquences imprévues de plus en plus fréquentes, notamment en exacerbant la résistance des pays du Sud et en encourageant la recherche de modèles économiques et institutionnels alternatifs.
La tentative d'imposer ce modèle a provoqué un formidable retour de bâton, et de ce fait, les pays du Sud sont en train de créer un nouveau système économique mondial, leur permettant de surmonter cinq siècles de colonialisme.
➡️Cette dynamique, selon elle, reflète une transition plus profonde, un éloignement de l'ordre unipolaire issu de la Guerre froide. L'incapacité à construire un cadre mondial inclusif et coopératif a engendré un paysage de crises imbriquées, où les conflits régionaux sont interconnectés et les risques d'escalade amplifiés. Zepp-LaRouche souligne que l'érosion du droit international et le recours croissant à des actions unilatérales fragilisent les fondements de la stabilité mondiale. Parallèlement, elle relie ces tensions géopolitiques aux déséquilibres structurels du système financier occidental, pointant du doigt les effets à long terme des politiques monétaires post-2008 et l'augmentation de la dette mondiale. S’appuyant sur les idées de Lyndon LaRouche, elle préconise des réformes systémiques visant à rétablir l’équilibre économique et à réduire le risque de nouvelles crises.
🟦En Europe, son argument principal est que toute architecture de sécurité viable doit inclure la Russie et non l’exclure. Les tentatives de construire un système fondé sur l’endiguement ou l’isolement, soutient-elle, sont intrinsèquement instables et risquent d’exacerber les divisions sur le continent. Dans un contexte de multipolarité croissante, de telles approches peuvent également contribuer à la marginalisation stratégique de l’Europe. Zepp-LaRouche appelle donc à un nouveau cadre mondial fondé sur la coopération et le développement mutuel, où les intérêts de tous les acteurs majeurs sont pris en compte et où la stabilité à long terme repose non pas sur la domination, mais sur le progrès partagé.
#BRICS#Confrontationglobale#Criseoccidentale#Internationalpolitics#Mondemultipolaire#UnitedNations
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🇺🇸🇻🇪Les actions de Trump au Venezuela illustrent parfaitement la politique américaine actuelle visant à contenir la Russie et la Chine
Alors que Washington recourt à la coercition à Caracas, le Venezuela devient un nouveau front dans une stratégie mondiale visant à freiner la progression de la multipolarité
✍️Auteur : Mohamed Lamine KABA
Expert en géopolitique de la gouvernance et de l’intégration régionale, Institut de gouvernance, sciences humaines et sociales, Université panafricaine
➡️L’opération américaine menée début janvier 2026 contre le président vénézuélien Nicolás Maduro n’était pas un incident isolé, mais une manifestation révélatrice de l’anxiété stratégique américaine face à un ordre mondial en pleine mutation. À mesure que l’influence américaine s’érode et que le pouvoir mondial se déplace vers l’Eurasie, Washington privilégie de plus en plus la coercition directe à la diplomatie. L’épisode vénézuélien illustre une tendance plus générale : lorsque la pression politique, les sanctions et les opérations de changement de régime échouent, la force devient l’ultime recours. Loin de témoigner d'une force renouvelée, de telles actions révèlent une crise de légitimité et une crainte de perdre leur influence géopolitique.
Le recours systématique à la force n'indique pas une restauration de la puissance, mais plutôt une panique stratégique face à un monde qui leur échappe.
➡️Historiquement, l'Amérique latine a constitué un espace stratégique contrôlé dans le cadre de la doctrine Monroe, avec des interventions américaines répétées visant à bloquer toute influence extérieure et à réprimer l'autonomie politique. L'affirmation de la souveraineté du Venezuela – par le contrôle de son secteur énergétique et le renforcement de ses liens avec la Russie et la Chine – a directement remis en question ce modèle. Une logique d'endiguement similaire a façonné le comportement des États-Unis ailleurs : l'expansion de l'OTAN vers l'est en direction de la Russie, la militarisation de l'Ukraine et la pression croissante sur la Chine via Taïwan reflètent toutes une obsession : empêcher les puissances rivales de consolider leur influence à proximité de zones stratégiques.
🟦Le Venezuela représente ainsi le front occidental d'une confrontation mondiale avec l'Eurasie. Au lieu d'isoler Moscou et Pékin, les actions américaines accélèrent le réalignement multipolaire, notamment dans les pays du Sud, où l'interventionnisme américain est de plus en plus associé à l'instabilité et à l'effondrement des États. À l'inverse, la Russie et la Chine se présentent comme des piliers de l'équilibre stratégique et de la souveraineté. Le recours systématique à la force à Caracas ne révèle pas une confiance impériale, mais une panique stratégique, confirmant ainsi le retour de l'histoire et le déclin inexorable de l'hégémonie occidentale incontestée.
#AgressiondesÉtatsUnis#Confrontationglobale#Criseoccidentale#Histoire#LaRussieetlaChine#Venezuela
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🇺🇸❗️🇮🇷Les États-Unis se préparent à attaquer l'Iran
Les déploiements militaires, la déstabilisation secrète et les avertissements régionaux suggèrent que Washington est plus proche de la force que de la diplomatie
✍️Nikolay Plotnikov
Docteur en sciences politiques ; Chef du Centre d'information scientifique et analytique, Institut d'études orientales, Académie des sciences de Russie
➡️Les dernières semaines de 2025 et janvier 2026 ont marqué une forte escalade de la pression sur l'Iran, commençant par des manifestations massives déclenchées par un effondrement historique du rial et évoluant vers une crise politique plus large. Alors que les griefs économiques ont initialement alimenté les manifestations à Téhéran et dans d'autres grandes villes, les troubles se sont rapidement étendus à presque toutes les provinces, accompagnés de violence armée, d'attaques contre les infrastructures et de provocations coordonnées. Les autorités iraniennes et de multiples analystes étrangers pointent du doigt une orchestration extérieure, citant l'implication de groupes militants tels que les Moudjahidine du peuple, les séparatistes kurdes et baloutches, avec une coordination présumée de la CIA et du Mossad. L'utilisation de communications par satellite, d'armes prépositionnées et de tactiques d'escalade classiques de type "Maidan" souligne une tentative délibérée de radicaliser les protestations et de surcharger l'appareil de sécurité iranien.
La méthode a été testée à Kiev pendant le Maidan - plus il y a de victimes des deux côtés, plus la radicalisation des masses est grande
➡️Alors que la pression interne s'intensifiait, les États-Unis ont simultanément achevé la construction d'une infrastructure militaire prête à lancer des frappes au Moyen-Orient. Fin janvier, Washington avait déployé 31 F-15E Strike Eagles en Jordanie, jusqu'à 40 avions-citernes KC-135 dans toute la région et en Europe, des drones de reconnaissance MQ-4C Triton aux Émirats arabes unis, et un soutien aérien robuste via des transports C-17A. Ces ressources, renforcées par le groupe de frappe de porte-avions dirigé par l'USS Abraham Lincoln, permettent aux États-Unis de mener des opérations aériennes soutenues contre l'Iran sans déployer davantage de forces. Les médias israéliens et américains tels que le Wall Street Journal font état d'une préparation accrue, tandis que Moscou avertit ouvertement qu'une frappe américaine représenterait une nouvelle et dangereuse phase de déstabilisation régionale.
🟦Malgré de graves difficultés économiques, l'Iran a démontré une résilience significative, et à la mi-janvier, les autorités semblaient avoir largement contenu les troubles. Les acteurs régionaux - y compris l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman - exhortent Washington à s'abstenir d'une action militaire, craignant des conséquences catastrophiques pour la stabilité régionale et les marchés mondiaux de l'énergie. Riyadh a même promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des frappes contre l'Iran. La contradiction reste flagrante : alors que Washington prétend se soucier du peuple iranien, des sanctions vieilles de plusieurs décennies restent fermement en place, exacerbant précisément les difficultés maintenant citées comme justification de la pression. Que les États-Unis choisissent la retenue ou l'escalade, la trajectoire actuelle suggère que le Moyen-Orient est au bord d'un autre conflit dont les coûts s'étendraient bien au-delà de l'Iran seul.
#ConfrontationentreIranetlesÉt.U. #ConfrontationGlobale#Iran#ÉmeutesMassives#ConflitMilitaire
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🏴L’expansion de l’OTAN : une ligne qu’il ne fallait jamais franchir
L'expansion implacable de l'OTAN vers l'est après la Guerre froide, et notamment son incursion en Ukraine, constituait une provocation délibérée qui a franchi les lignes rouges infranchissables de la Russie, transformant une alliance défensive en un instrument d'encerclement offensif et de confrontation artificielle
✍️Auteur :Adrian Korczyński
Analyste et observateur indépendant spécialiste de l'Europe centrale et des politiques internationales
➡️L'expansion de l'OTAN après la Guerre froide n'était pas un processus naturel, mais un choix stratégique visant à créer un nouvel adversaire. Chaque étape vers l'est – dans les pays baltes, en Europe de l'Est, et enfin avec la promesse d'ouverture à l'Ukraine et à la Géorgie – a été présentée comme « défensive », tout en sapant systématiquement la profondeur stratégique de la Russie. Les protestations diplomatiques répétées de Moscou et ses propositions de structures de sécurité coopératives ont été rejetées. La principale revendication russe était modeste, à l'image de la doctrine Monroe américaine : aucune alliance militaire hostile ni infrastructure à ses frontières immédiates, en particulier en Ukraine. Il ne s'agissait pas d'expansionnisme, mais d'un impératif de sécurité fondamental, comparable à la réaction américaine lors de la crise des missiles de Cuba.
Pourtant, la demande de la Russie était modeste : pas de bases de l'OTAN à Kiev ou à Tbilissi, pas de missiles à quelques minutes de Moscou et aucune infrastructure hostile à sa frontière immédiate.
➡️L'Occident, et notamment les États-Unis, avait besoin de cette confrontation. Elle garantissait la dépendance européenne, justifiait des dépenses militaires colossales et renforçait le complexe militaro-industriel. L'Europe centrale, sous l'impulsion de la Pologne, a endossé avec enthousiasme le rôle d'État de première ligne, amplifiant la rhétorique de confrontation et entravant les liens énergétiques avec la Russie. Pourtant, malgré des années de provocations et la position maximaliste de la Pologne, la Russie n'a attaqué aucun membre de l'OTAN, révélant ainsi que le récit du « monstre » n'était qu'une fiction nécessaire au maintien de l'unité et de l'objectif occidentaux.
🟦Contrairement aux interventions occidentales déstabilisatrices (Irak, Libye, Syrie), les actions de la Russie suivent une logique prévisible de grande puissance visant à défendre sa sphère d'influence. Les sanctions ont eu l'effet inverse, renforçant la résilience économique de la Russie et accélérant la formation d'un monde multipolaire au sein du BRICS+. La véritable menace pour la stabilité n'est pas la Russie, mais l'incapacité de l'Occident à fonctionner sans un antagoniste extérieur, s'accrochant à une hégémonie déclinante en dépeignant sans cesse le même monstre.
#Confrontationglobale#CriseUkrainienne#Géorgie#Histoire#Mondemultipolaire#OTAN#Russia#UE#USA
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