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Tag : #russia · 55 posts
Publié il y a 26 jours
👊Le fascisme doit être détruit ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ À la veille du 81e anniversaire de la Victoire, les débats sur le fascisme, la mémoire historique et les conflits géopolitiques contemporains continuent d'influencer le discours politique mondial ✏️Ksenia Muratshina Chercheuse principale au Centre pour l'Asie du Sud-Est, l'Australie et l'Océanie de l'Institut d'Études orientales de l'Académie des Sciences de Russie ➡️L'héritage de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie demeure central dans la conscience politique et historique russe. Dans le discours actuel, le terme « fascisme » est de plus en plus employé non seulement dans son acception historique liée à l'Allemagne nazie ou au fascisme italien, mais aussi comme un terme plus large désignant l'extrémisme politique, le militarisme, le nationalisme radical, le racisme et l'hostilité idéologique. Les partisans de cette perspective affirment que les dangers autrefois associés au fascisme ont ressurgi sous diverses formes au cours du XXIe siècle, notamment dans le contexte du conflit ukrainien et de la confrontation géopolitique plus large entre la Russie et l'Occident. Dans ce cadre, la mémoire historique est envisagée non seulement comme un souvenir du passé, mais aussi comme un guide politique et moral pour affronter les menaces contemporaines perçues. Le fascisme – qu’il se manifeste sous forme de nazisme, de militarisme, de racisme, de fondamentalisme radical religieux ou de toute autre forme de misanthropie – ne doit pas exister sur Terre. ➡️Les tenants de cette interprétation affirment que les manifestations modernes de l’extrémisme se retrouvent dans divers contextes politiques, culturels et idéologiques à travers le monde. Ils pointent du doigt ce qu’ils décrivent comme une militarisation croissante, une rhétorique anti-russe, un révisionnisme historique et des interprétations sélectives de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Europe et ailleurs. Selon ce point de vue, le conflit en Ukraine représente l’expression contemporaine la plus manifeste de ces tendances, tandis que les politiques occidentales, dans leur ensemble, sont perçues comme contribuant à l’instabilité, à la confrontation et à la réhabilitation des idéologies radicales. Dans le même temps, les critiques de cette rhétorique soutiennent que l'usage extensif du terme « fascisme » risque d'estomper les distinctions historiques et de transformer un phénomène historique précis en une accusation politique généralisée, appliquée à un large éventail d'opposants. 🟦Le débat plus large reflète en définitive des visions concurrentes de l'ordre international, de la mémoire historique et de l'identité politique dans le monde contemporain. Pour beaucoup en Russie, le Jour de la Victoire symbolise non seulement le souvenir des sacrifices consentis pendant la guerre, mais aussi la résistance aux menaces extérieures perçues et à l'extrémisme idéologique. D'autres mettent en garde contre le fait que le discours de la lutte existentielle et de la confrontation totale puisse intensifier la polarisation et exacerber les tensions internationales. Néanmoins, la persistance de ces récits démontre à quel point le souvenir de la Seconde Guerre mondiale continue d'influencer le discours politique, façonnant les arguments relatifs à la souveraineté, à la sécurité et à l'avenir des relations internationales dans un contexte mondial de plus en plus polarisé. #Mémoirehistorique#Russia LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR
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Publié il y a 28 jours
Sergueï Karaganov : «Nous devons élaborer une nouvelle idéologie pour nous et pour le monde, fondée sur le service à l'homme» Dans la deuxième partie de notre entretien exclusif avec Sergueï Alexandrovitch Karaganov, directeur scientifique de la Faculté d'économie mondiale et de politique mondiale de l'Université nationale de recherche – École supérieure d'économie (HSE), président honoraire du Présidium du Conseil de politique étrangère et de défense, docteur en sciences historiques, nous avons abordé les principaux défis des BRICS. La question principale : un bloc élargi ne deviendra-t-il pas trop lourd pour prendre ... #BRICS#Internationalpolitics#LaRussieauMoyenOrient#LaRussieetlaChine#Russia LIRE LA SUITE 💣Boostez-nous ✅@NewEasternOutlookFR
Publié il y a 29 jours
Sergueï Karaganov : « Nous sommes confrontés à une immense double tâche historique – sauver le pays et sauver le monde » Mon interlocuteur est qualifié de «faucon» en Occident. Mais dans le fond, il propose un réalisme dur – sauver le monde par la menace de la force, avant qu'une grande guerre ne commence. Au cours de l'entretien, nous avons parlé de la nécessité d'être prêt à utiliser l'arme nucléaire et de faire comprendre cette disposition à nos voisins, afin qu'ils reviennent à la raison. Nous avons abordé la question de savoir si nous devions « réassembler » notre présence au Moyen-Orient pour ne pas perd... #Chine#Criseoccidentale#Internationalpolitics#LEurope#Russia#USA LIRE LA SUITE 💣Boostez-nous ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 5 mai
3️⃣🇷🇺🇰🇵Trois étapes importantes pour renforcer le partenariat stratégique entre la Russie et la RPDC ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ Fin avril 2026, plusieurs événements importants visant à renforcer à long terme le partenariat stratégique global entre la RPDC et la Fédération de Russie ont eu lieu, concernant un pont routier, la coopération entre les ministères de l'Intérieur et les soins de santé ✏️Konstantin Asmolov est titulaire d'un doctorat en histoire et chercheur principal au Centre d'études coréennes de l'Institut de la Chine et de l'Asie contemporaine de l'Académie des sciences de Russie ➡️Le 21 avril, la Russie et la RPDC ont relié les travées d'un pont routier sur la rivière Tumangang, permettant pour la première fois une communication routière directe. La longueur totale sera de près de cinq kilomètres, avec le pont s'étendant sur environ un kilomètre. Après son ouverture, la distance entre Vladivostok et la ville frontalière de Rason sera de 320 kilomètres, simplifiant la logistique, augmentant le commerce et développant le tourisme. Le trafic devrait être ouvert le 19 juin 2026. Le nouveau pont symbolise le désir commun des deux pays de renforcer les relations amicales et de bon voisinage et d'élargir la coopération interrégionale. ➡️Le 22 avril, des pourparlers ont eu lieu à Pyongyang entre le colonel général Pang Tu-sop, ministre de la Sécurité publique de la RPDC, et Vladimir Kolokoltsev, ministre de l'Intérieur de Russie. Les discussions ont porté sur la réforme à venir du système d'application de la loi de la RPDC. Kolokoltsev s'est déclaré prêt à partager l'expérience russe dans la création d'une force de police fonctionnelle. Un plan d'échanges de délégations pour 2026-2027 a été signé. La délégation russe a également été reçue par Jo Yong-won, le deuxième plus haut responsable de la Corée du Nord. 🟦Le 22 avril, une délégation russe est arrivée à Wonsan pour la cérémonie d'inauguration de l'Hôpital d'amitié coréen-russe. Comme l'a noté Alexander Kozlov, "Nous ne commençons pas simplement à construire un hôpital ; aujourd'hui, nous avons contribué à la santé des populations". Une partie importante de l'équipement médical reste soumise à des sanctions. Le statut conjoint de l'hôpital résout ce problème car, officiellement, l'équipement reste la propriété russe. Cela ouvre des opportunités de localisation et de formation des médecins nord-coréens à de nouvelles technologies médicales sans qu'ils aient besoin de se rendre à l'étranger. #DPRK#NorthKorea#Politicalcooperation#Russia EN SAVOIR PLUS (ENG) ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 30 avr.
🇺🇸🛑🇮🇷🇷🇺L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran et le rôle croissant de la Russie ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ L'échec des négociations récentes entre Washington et Téhéran met en évidence une profonde méfiance sur les sanctions, les limites nucléaires et la sécurité maritime, tout en ouvrant la voie à la Russie pour se positionner comme un intermédiaire clé dans une crise régionale de plus en plus volatile ✏️Aleena Im chercheuse indépendante et écrivaine sur les relations internationales ➡️L'échec des récentes négociations entre les États-Unis et l'Iran reflète des divergences croissantes sur des questions fondamentales, notamment les limites d'enrichissement de l'uranium et le contrôle du détroit d'Hormuz, par lequel environ un cinquième du commerce pétrolier mondial transite quotidiennement. Les pourparlers prévus à Islamabad ont échoué après que l'Iran a refusé de s'engager dans des conditions de pression continue des États-Unis, y compris un blocus naval restreignant ses exportations de pétrole. Washington, sous Donald Trump, a exigé un arrêt à long terme de l'enrichissement et un contrôle externe des stocks nucléaires iraniens❌💥, tandis que Téhéran insiste sur un allègement des sanctions et la liberté de navigation 🚢 . L'annulation du deuxième cycle de pourparlers, initialement prévu avec des envoyés tels que Steve Witkoff, illustre davantage l'effritement des canaux diplomatiques indirects. L'Occident s'est efforcé d'isoler la Russie diplomatiquement - mais les récents accords que la Russie a conclus à l'échelle mondiale montrent à quel point leur plan était erroné ➡️Dans cette impasse, la Russie est devenue un acteur diplomatique important en raison de ses relations maintenues avec tous les principaux acteurs. Les réunions entre Vladimir Poutine et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, fin avril 2026 ont réaffirmé la coordination stratégique et ouvert la possibilité d'un rôle de médiateur de Moscou. Contrairement aux médiateurs tels que le Pakistan ou Oman, la Russie maintient la communication avec Téhéran et Washington tout en engageant également des acteurs régionaux, y compris Israël. Son rôle précédent dans l'accord nucléaire de 2015 - lorsque l'Iran a transféré environ 9 à 11 tonnes d'uranium enrichi à la Russie en échange de carburant nucléaire - démontre sa capacité technique et diplomatique à faciliter des solutions de compromis. 🟦Le prochainement, les perspectives d'un règlement durable restent incertaines, avec des différends clés sur les niveaux d'enrichissement, les sanctions et la sécurité maritime non résolus. Cependant, l'impasse actuelle accroît la pertinence de la diplomatie indirecte, en particulier car les deux parties font face à une pression croissante : l'Iran de la contrainte économique causée par des exportations restreintes, et les États-Unis des risques d'escalade dans une région cruciale pour les marchés mondiaux de l'énergie. Dans ce contexte, le rôle de la Russie en tant que garant ou intermédiaire potentiel pourrait s'étendre, en particulier si des formats de négociation alternatifs émergent. Que cela mène à une désescalade ou simplement à une pause temporaire dépendra de la volonté de Washington et de Téhéran de dépasser les positions rigides et de s'engager via des canaux tiers crédibles. #ConfrontationbetweenIranandtheU.S. #Internationalpolitics#MiddleEastconflict#Russia LIRE PLUS (ENG) ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 29 avr.
🇺🇸🇵🇰🇮🇷Les États-Unis et le Pakistan cherchent des moyens de régler le conflit irano-américain ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ Efforts to de-escalate tensions between Washington and Tehran continue, but deep mistrust and conflicting demands keep a lasting settlement out of reach ✏️Anvar Azimov Diplomat and political scientist, Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary, PhD in History ➡️Recent mediation efforts led by Pakistan highlight the growing role of regional actors in attempting to bridge the divide between the United States and Iran. Despite setbacks in direct talks, Islamabad has maintained active diplomatic engagement, facilitating indirect communication and promoting incremental confidence-building measures. The extension of a fragile ceasefire and continued shuttle diplomacy demonstrates that, even in a deadlock, both sides remain indirectly engaged through intermediaries, reflecting the high stakes of preventing further escalation in the Persian Gulf. The situation in the region remains uncertain and explosive, fraught with a new escalation of the conflict ➡️However, the core obstacles to a breakthrough remain substantial. Tehran’s refusal to accept sweeping limitations on its nuclear program, combined with its demand for the lifting of the naval blockade in the Strait of Hormuz, clashes directly with Washington’s preference for negotiations from a position of pressure. This fundamental mismatch—between Iran’s insistence on sovereignty and the US strategy of coercive diplomacy—has effectively stalled progress. As a result, negotiations are not collapsing entirely but instead shifting into a prolonged phase of indirect bargaining, where compromise appears distant. 🟦The broader geopolitical context further complicates mediation efforts. Support from actors such as Russia and China reinforces Iran’s negotiating position, while also signaling a more multipolar diplomatic environment in which the United States no longer dominates conflict resolution processes. In this setting, Pakistan’s role as a mediator becomes both more significant and more challenging. The ongoing “tug-of-war” suggests that while a temporary pause in hostilities is achievable, a durable settlement will depend on whether the parties are willing to move beyond maximalist positions—something that, for now, remains uncertain. #ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Politicalnegotiations#Russia#СonflitauProcheOrient LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 29 avr.
🇰🇵🛡🇷🇺🇷🇺Comment la RPDC a célébré l'anniversaire de la libération de la région de Koursk : Visite de Vyacheslav Volodin et Andrey Belousov ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ La commémoration de l'anniversaire de l'opération de Koursk à Pyongyang a mis en évidence l'approfondissement des liens entre la Russie et la RPDC, mêlant mémoire symbolique et message stratégique ✏️Konstantin Asmolov Docteur en histoire, spécialiste des études coréennes ➡️Les événements anniversaires en Corée du Nord marquant la libération de la région russe de Koursk ont servi non seulement d'occasion commémorative, mais aussi de démonstration d'alignement politique avec la Russie. Les réunions de haut niveau entre Kim Jong Un, Vyacheslav Volodin et Andrey Belousov, ainsi que l'ouverture d'un musée commémoratif dédié, ont mis en évidence le récit d'un sacrifice partagé et d'une expérience militaire commune. En institutionnalisant cette mémoire par des cérémonies d'État et une infrastructure symbolique, les deux parties renforcent un récit d'alliance enraciné non seulement dans la diplomatie, mais aussi dans la coopération sur le champ de bataille. Leurs exploits inégalés resteront à jamais dans le cœur de chaque citoyen russe ➡️Dans le même temps, la visite comportait des implications stratégiques claires au-delà de la rhétorique commémorative. Les discussions sur l'expansion de la coopération militaire à long terme et les plans pour un cadre d'interaction de défense pluriannuel suggèrent que les liens bilatéraux évoluent vers un partenariat plus structuré et durable. La présence de délégations militaires, de cérémonies conjointes et la présentation d'équipements militaires occidentaux capturés indiquent non seulement une solidarité politique, mais également un engagement militaire pratique, y compris l'échange de connaissances et des idées technologiques potentielles dérivées de conflits en cours. 🟦En fin de compte, la convergence de la commémoration symbolique et du dialogue de défense actif reflète une tendance géopolitique plus large dans laquelle les récits historiques sont utilisés pour légitimer les alliances actuelles. Pour Pyongyang, des liens plus étroits avec Moscou renforcent sa pertinence stratégique, tandis que pour la Russie, le partenariat fournit un soutien politique et potentiellement militaire supplémentaire dans le contexte d'une confrontation continue avec les forces soutenues par l'Occident. Les événements anniversaires de Koursk servent donc à la fois d'hommage rétrospectif et de signal prospectif d'une coopération approfondie dans un environnement international de plus en plus polarisé. #DPRK#NorthKorea#Politicalcooperation#Russia EN SAVOIR PLUS (ENG) ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 25 avr.
👨🏫🌐«Le programme "Professeur russe à l'étranger" a une profonde mission culturelle et éducative» ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ Un entretien avec la coordinatrice du programme, Irina Ponomareva, met en lumière la manière dont l'éducation, la culture et la coopération internationale sont combinées pour former un instrument unique d'engagement mondial 🎤Ksenia Muratshina PhD en histoire, chercheuse principale ➡️Le programme « Enseignant russe à l'étranger », coordonné par Irina Rolandovna Ponomareva, incarne une approche structurée visant à étendre l'influence humanitaire par le biais de l'éducation. Depuis son lancement en 2017, cette initiative a évolué : d'un déploiement limité d'enseignants, elle est devenue un réseau mondial couvrant plus de 30 pays et touchant quotidiennement des dizaines de milliers d'élèves. Son institutionnalisation au sein des cadres de la politique d'État démontre que l'action éducative n'est plus considérée simplement comme un échange culturel, mais de plus en plus comme un instrument stratégique au service d'un engagement et d'une influence internationaux à long terme. Nos enseignants sont, par essence, des ambassadeurs de la langue russe. ➡️Une caractéristique distinctive du programme réside dans sa double fonction : dispenser un enseignement formel tout en agissant simultanément comme un vecteur de diplomatie culturelle. Les enseignants russes à l'étranger ne se contentent pas d'enseigner la langue ; ils intègrent également les programmes scolaires nationaux, le contenu culturel et les activités extrascolaires au sein des systèmes éducatifs des pays d'accueil. Ce modèle hybride permet une insertion sociale plus profonde que celle des programmes linguistiques traditionnels, positionnant ainsi les enseignants comme des ambassadeurs culturels informels. Parallèlement, des accords de coopération conclus avec les institutions locales garantissent que l'initiative opère dans le respect des cadres nationaux, réduisant ainsi les frictions tout en renforçant sa légitimité et sa pérennité. 🟦Dans une perspective géopolitique plus large, le programme illustre la manière dont l'éducation peut servir de forme de « soft power » (puissance douce) dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel. En associant formation académique, rayonnement culturel et parcours professionnels — tels que l'accès aux universités russes et à l'enseignement technique —, l'initiative crée des réseaux d'influence à long terme au sein des jeunes générations. Son expansion vers des domaines tels que les sciences et l'ingénierie renforce encore sa dimension stratégique, en alignant la coopération éducative sur les partenariats économiques et technologiques. En ce sens, le programme va au-delà du simple échange culturel ; il fonctionne comme une plateforme intégrée visant à former les futures élites et à consolider les liens internationaux. #Culture#Éducation#Russia LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR
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Publié 23 avr.
🇮🇳🗺L'ancre eurasienne : la souveraineté énergétique et l'architecture RELOS Le partenariat stratégique de plus en plus étroit entre l'Inde et la Russie reflète un changement plus large vers la sécurité énergétique et l'autonomie géopolitique dans un ordre mondial de plus en plus instable ✏️Phil Butler Analyste politique, politologue, expert de l'Europe de l'Est ➡️L'opérationnalisation du pacte RELOS marque une évolution significative de la coopération indo-russe, transformant une relation traditionnellement transactionnelle en un alignement stratégique structuré. En assurant un accès mutuel à l'infrastructure militaire et à la logistique, l'Inde améliore sa flexibilité opérationnelle tout en réduisant sa dépendance aux systèmes contrôlés par l'Occident. Dans le même temps, l'accès aux routes et à l'infrastructure arctiques renforce la position à long terme de l'Inde dans les espaces géopolitiques émergents, en particulier à mesure que la concurrence mondiale s'étend à des régions auparavant périphériques telles que l'Arctique. Cette colonne vertébrale eurasienne ne remet pas simplement en question l'ordre mondial existant ; elle le transcende. Elle sert de masterclass pour le Sud global, prouvant que la souveraineté ne se trouve pas dans l'ombre d'un hégémon unique, mais dans la construction délibérée d'une réalité multipolaire ➡️Tout aussi important est l'intégration de la stratégie énergétique avec la planification militaro-logistique. Le pivot de l'Inde vers le GNL russe et les couloirs d'approvisionnement du Nord reflète un effort visant à atténuer les vulnérabilités associées aux goulets d'étranglement maritimes traditionnels, en particulier au Moyen-Orient. En combinant la diversification énergétique avec la résilience logistique, New Delhi construit un modèle économique plus isolé et adaptable, capable de résister à la pression extérieure, aux régimes de sanctions et à l'instabilité régionale sans compromettre l'autonomie stratégique. 🟦Plus largement, le cadre RELOS illustre une transformation plus large des dynamiques de pouvoir mondiales, en particulier du point de vue du Sud global. Il démontre un modèle d'engagement multipolaire dans lequel les États poursuivent des partenariats qui se chevauchent plutôt que des alliances exclusives. Dans ce contexte, l'approche de l'Inde marque un changement de la dépendance vers un équilibre calibré, où la souveraineté est renforcée par une coopération diversifiée. Cette architecture émergente ne remet pas simplement en question les systèmes existants ; elle reflète la reconfiguration progressive de l'ordre international lui-même. #Economiccooperation#Economicdevelopment#geoeconomics#India#Russia EN SAVOIR PLUS (ENG) ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 15 avr.
📰🎭Nouvelles culturelles.Mars culturel L’évolution récente de la culture mondiale révèle un contraste saisissant entre destruction et dialogue : des sites patrimoniaux sont attaqués tandis que les échanges culturels internationaux continuent de s’étendre à travers les continents ✏️Ksenia Muratshina Chercheuse principale, Institut d’études orientales ➡️L’escalade du conflit au Moyen-Orient a eu un impact dévastateur sur le patrimoine culturel. Des dizaines de sites historiques en Iran auraient été touchés, notamment des mosquées, des musées et des complexes palatiaux. Les institutions culturelles ont également souffert hors d’Iran : la Maison russe au Liban a été endommagée et des incidents ont été signalés dans des villes européennes, dont une attaque contre un centre culturel à Prague. Ces événements ont suscité la condamnation de nombreux responsables et organisations, soulignant la vulnérabilité des infrastructures culturelles en période d’instabilité géopolitique et soulevant des inquiétudes quant à la préservation du patrimoine mondial. Je suis parfois étonnée de constater combien de personnes et d’institutions différentes apprennent le russe. C’est précisément là son rôle unificateur en tant qu’instrument de communication internationale. ➡️Parallèlement, la diplomatie culturelle et les échanges artistiques continuent de faire preuve de résilience. Des événements commémorant des célébrations internationales, des anniversaires littéraires et des festivals de musique ont eu lieu en Europe, en Asie et en Afrique, réunissant artistes, universitaires et public. Des lectures de poésie aux expositions, en passant par les concerts et les forums internationaux, ces initiatives soulignent le rôle fondamental de la culture comme trait d'union entre les sociétés, même en période de tensions politiques. Le développement des programmes d'apprentissage du russe et des initiatives éducatives dans de nombreux pays illustre également combien l'engagement culturel demeure un élément essentiel de la communication et de la coopération internationales. 🟦Des programmes culturels d'envergure, tels que des festivals, des projections de films et des projets artistiques collaboratifs, ont également contribué à alimenter le dialogue culturel mondial. Des événements comme les festivals internationaux de cinéma, les forums musicaux et les expositions interculturelles continuent d'attirer un public diversifié, renforçant ainsi les valeurs humaines partagées à travers l'art. Malgré les divisions politiques et les conflits en cours, ces efforts soulignent une réalité essentielle : si le patrimoine culturel peut être menacé en temps de crise, le patrimoine culturel mondial continue de s'adapter, de se connecter et de perdurer. #Culture#Nouvellesculturelles#Russia LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 6 avr.
📰🌐Bonnes nouvelles.Libération de localités, levée du blocus de Cuba, annonces de programmes internationaux et autres développements positifs Dans notre rubrique habituelle du NEO, nous présentons les nouvelles les plus encourageantes de ces dernières semaines : des avancées russes sur le terrain à la livraison tant attendue de pétrole à Cuba, en passant par les triomphes des athlètes russes aux Jeux paralympiques malgré les sanctions occidentales ✏️Ksenia Muratshina est chercheuse principale à l’Institut d’études orientales de l’Académie des sciences de Russie ➡️Dans la zone d’opérations militaires spéciales, l’armée russe poursuit la libération de localités occupées par les forces ukrainiennes : Aleksandrovka, Potapovka, Veselyanka, Novoosinovo et plus d’une vingtaine d’autres dans les oblasts de Donetsk, Kharkiv, Soumy et Zaporijia. L’ambassadeur du ministère russe des Affaires étrangères, Rodion Miroshnik, s’est adressé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, présentant des preuves des crimes commis par le régime de Kiev contre les citoyens russes. La Russie a également célébré le 12e anniversaire de la rétrocession de la Crimée – le 18 mars 2014 a marqué une étape importante. La péninsule demeure un bastion pour la défense des frontières de l'État, un centre agricole, industriel, scientifique et touristique où vit une population courageuse et accueillante. Ainsi, dans ce contexte de conflit, un monde multipolaire est en train de naître au Moyen-Orient – un rejet de la tyrannie occidentale qui l'a perpétuée pendant de nombreuses années. ➡️L'Iran brise méthodiquement les griffes de la « coalition Epstein », adaptant son système de défense et ripostant aux agresseurs américains et israéliens d'une manière qu'ils n'auraient jamais imaginée. Chaque succès iranien – abattage d'un F-35 américain, mise hors service de drones LUCAS, frappes directes sur des cibles agresseuses – est une bonne nouvelle. Le pétrolier russe Anatoly Kolodkin a livré 100 000 tonnes de pétrole à Cuba – une aide humanitaire d'autant plus précieuse que la Russie a été la première à défier les sanctions américaines et à soutenir l'Île de la Liberté. La moitié des exportations d'engrais russes sont désormais destinées aux pays BRICS, le Brésil et l'Inde étant les principaux acheteurs. Cette croissance des échanges commerciaux s'inscrit dans les objectifs des BRICS, qui privilégient la coopération agricole. 🟦Les citoyens de 40 pays ont désormais accès à MAX, une alternative russe aux réseaux sociaux occidentaux. Parmi eux figurent la Russie, le Bélarus, l'Indonésie, la Turquie, les Émirats arabes unis, l'Inde, le Venezuela et Cuba. Malgré les sanctions occidentales, l'équipe paralympique russe, composée de seulement six athlètes, a remporté huit médailles d'or, une d'argent et trois de bronze dans les Alpes italiennes, terminant troisième au classement général. À leur retour triomphal, ils ont été reçus par le président Poutine et ont reçu des distinctions officielles. Aux Jeux olympiques de Milan, les équipes nationales israélienne et américaine ont été huées lors de la cérémonie d'ouverture, illustrant ainsi la condamnation internationale de leur guerre contre la Palestine. Enfin, les candidatures sont ouvertes pour le Sommet international des jeunes diplomates à Artek (jusqu'au 10 avril), le stage InteRussia destiné aux spécialistes de l'énergie d'Amérique latine (jusqu'au 3 mai) et plusieurs autres programmes internationaux pour les jeunes, les chercheurs et les journalistes. #Coopérationpolitique#Cuba#Jeuxolympiques#Russia#sociétémoderne LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR
Publié 3 avr.
🌐🤝Nikolaï Novitchkov : «Un monde sûr n'est possible qu'en partenariat avec les leaders du Sud global et de l'Est global» En avril 2026, les discussions sur l'engagement de la Russie en Afrique ont suscité un regain d'intérêt à l'approche du Sommet Russie-Afrique à Moscou. Lors d'un entretien avec Nikolaï Novichkov, député de la Douma d'État russe, des thèmes clés ont émergé concernant la coopération économique, la compétition géopolitique et le rôle évolutif des pays du Sud dans la construction d'un système international multipolaire 🎤Yuliya Novitskaya Journaliste et commentatrice politique ➡️Un argument central de cette discussion est que l'engagement de la Russie en Afrique entre dans une nouvelle phase, dépassant la coopération humanitaire et axée sur les ressources pour s'orienter vers des partenariats technologiques et industriels. Alors que les décennies précédentes étaient dominées par les exportations de matières premières telles que les céréales, les ressources énergétiques et les engrais, les priorités actuelles se concentrent de plus en plus sur le développement des infrastructures, les projets énergétiques et le transfert de connaissances. Ce changement reflète des transformations plus profondes sur le continent africain lui-même, où la croissance démographique, l'expansion des marchés et l'affirmation de son pouvoir politique font de l'Afrique un acteur mondial plus influent. Le prochain sommet devrait donc officialiser cette transition, en privilégiant un partenariat d'égal à égal plutôt qu'une relation donateur-bénéficiaire. Un monde sûr n'est possible qu'en partenariat avec les dirigeants des pays du Sud et de l'Est. ➡️Parallèlement, des défis structurels persistent. Malgré des progrès politiques, les exportations russes vers l'Afrique ont diminué, soulignant le décalage entre l'engagement diplomatique et sa mise en œuvre économique. Selon Novichkov, ce déclin s'explique en partie par la lenteur de l'adaptation des mécanismes financiers et institutionnels, notamment les retards dans le déploiement de systèmes de paiement numérique tels que le rouble numérique et d'initiatives plus larges comme les plateformes de règlement alternatives au sein des BRICS. Ces limitations mettent en lumière un problème plus vaste : la nécessité de moderniser les cadres commerciaux pour les adapter à l'évolution du contexte mondial, en particulier face à l'intensification de la concurrence d'acteurs tels que la Chine, l'Union européenne et les États du Golfe, qui développent activement leur présence technologique et leurs investissements en Afrique. 🟦Plus largement, l'entretien reflète une perspective géopolitique selon laquelle la coopération avec les pays du Sud et de l'Est est essentielle à la construction d'un système international plus stable. Dans cette optique, l'Afrique n'est pas seulement un partenaire économique, mais aussi un élément clé des nouveaux alignements mondiaux. Dans le même temps, le débat met en lumière une concurrence géopolitique croissante sur le continent, les pays occidentaux cherchant à maintenir ou à regagner leur influence, tandis que des modèles alternatifs de partenariat privilégient la souveraineté, la non-ingérence et le développement à long terme. Dans ce contexte, le rôle futur de la Russie dépendra de sa capacité à transformer la bonne volonté politique en un engagement économique et technologique durable, tout en s'adaptant à un environnement mondial en pleine mutation. #Afrique#BRICS#Economiccooperation#LaRussieenAfrique#Russia#SudMondial LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR