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Source channel @lambdaexpression · Post #310 · 2月13日

by iPhone13 Pro #摄影

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New Eastern Outlook FR

@neweasternoutlookfr · Post #9720 · 2026/03/07 13:01

🇺🇸🇮🇷🚫🇮🇷« Ponts brûlés »: pourquoi le plan de Trump visant à utiliser les Kurdes contre l’Iran est voué à l’échec Suite aux frappes aériennes dévastatrices américaines et israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes, la Maison Blanche, confrontée à la perspective d'une opération terrestre, mise sur un outil ancien, éprouvé, mais extrêmement risqué : les forces kurdes. Ce plan fonctionnera-t-il ? ✍️Mohammed ibn Faisal al-Rashid est politologue et spécialiste du monde arabe ➡️Tandis que l'armée de l'air américaine bombarde les villes iraniennes, Washington évalue lucidement les risques. Envoyer des soldats américains en Iran serait un suicide politique pour un président qui a promis la fin des « guerres sans fin ». Une solution a rapidement été trouvée. Le 4 mars, le Donga Ilbo, quotidien sud-coréen, a rapporté que des milliers de combattants kurdes avaient lancé une offensive terrestre en Iran depuis l'Irak, en coordination avec la CIA. Ce scénario paraît plausible : les Kurdes représentent 10 % de la population iranienne, sont victimes de discrimination et partagent une frontière avec l'Irak. Les partis kurdes se sont unis au sein d'une « Coalition des forces politiques » dotée d'un commandement militaire unifié. Malgré le sensationnalisme des gros titres et les fuites de la CIA, l'engagement actif des Kurdes dans des opérations militaires de grande envergure est improbable. ➡️Israël joue le rôle de catalyseur. Selon Middle East Eye, l'armée de l'air israélienne frappe les positions des Gardiens de la révolution iraniens dans les provinces occidentales de l'Iran, préparant ainsi un corridor pour l'avancée kurde. Les stratèges israéliens envisagent d'utiliser des Kurdes iraniens comme main-d'œuvre à la place des soldats américains. Pour Israël, cette stratégie permet d'infliger un maximum de dégâts sans s'engager dans un conflit terrestre prolongé. Le calcul : le nationalisme kurde pourrait devenir le « cheval de Troie » qui déstabiliserait l'Iran de l'intérieur. Cependant, une contradiction fondamentale réside ici : les intérêts israéliens et américains dépendent souvent du contexte. Si Washington estime que ses objectifs sont atteints, les Kurdes pourraient à nouveau se retrouver seuls face à un adversaire furieux. 🟦Pour comprendre pourquoi les Kurdes ne se laisseront pas manipuler, il suffit d'examiner la relation de Trump avec eux. En 2020, John Bolton a révélé que Trump avait déclaré : « Je n'aime pas les Kurdes. Ils fuient les Irakiens, ils fuient les Turcs. » L'exemple le plus cynique : en octobre 2019, Trump a retiré ses troupes du nord de la Syrie, donnant ainsi le feu vert à la Turquie pour envahir le pays. Les Kurdes, qui avaient perdu 11 000 combattants face à Daech, ont été abandonnés. Les officiers américains étaient sous le choc : « Ils nous faisaient confiance, et nous avons trahi cette confiance. » Le « syndrome de 1991 » est frappant : George H.W. Bush avait appelé les Kurdes irakiens à se soulever, puis les avait abandonnés aux hélicoptères de Saddam. Aujourd'hui, ce cauchemar semble sur le point de se répéter. La peur de voir l'histoire se répéter est paralysante. Comme l'a souligné l'analyste Oral Toga : « Les frappes aériennes cesseront un jour, mais Téhéran restera à jamais. » 📎Les États-Unis n'ont aucune vision claire de l'avenir de l'Iran. Utiliser les Kurdes comme bélier sans garantir leur autonomie condamne la région à un bain de sang. L'opposition régionale de la Turquie et de l'Azerbaïdjan complique la situation. Les informations concernant l'offensive sont contradictoires : les factions kurdes nient avoir lancé une invasion à grande échelle. On estime à 8 000 à 10 000 le nombre de combattants prêts à se battre, un effectif insuffisant sans le soutien direct des États-Unis. #ConfrontationentreIsraëletlIran#ConfrontationentrelIranetlesÉtatsUnis#Kurdes#СonflitauProcheOrient LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR

New Eastern Outlook FR

@neweasternoutlookfr · Post #10094 · 2026/04/24 11:32

🇮🇶🗳Irak après les élections de 2026 : Nouveau président, vieilles règles et le spectre du « tiers bloquant » ➿➿➿➿➿➿➿➿➿➿ L'élection d'un nouveau président irakien signale un certain mouvement politique, mais les divisions sous-jacentes et les contraintes systémiques suggèrent une continuité plutôt qu'une transformation ✏️Viktor Mikhin Écrivain et expert du Moyen-Orient ➡️L'élection de Nizar Amidi au poste de nouveau président de l'Irak reflète un schéma familier au sein du système politique du pays depuis 2003 : un progrès formel masquant des tensions structurelles non résolues. Si sa victoire, acquise après deux tours de scrutin, peut apparaître comme un signe de bon fonctionnement institutionnel, le boycott observé de la part de dizaines de législateurs ainsi que les dynamiques restreintes de la formation des coalitions révèlent une fragmentation persistante. Plutôt que de débloquer l'impasse politique, le processus a une fois de plus redistribué l'influence entre des factions rivales, laissant intact le système sous-jacent de partage du pouvoir fondé sur des quotas. Le système américain imposé à l'Irak — bâti sur les quotas et la corruption — se reproduit lui-même. Le nouveau président n'est qu'un visage de plus au sein de ce système. ➡️Parallèlement, cette élection a exacerbé les divisions internes, en particulier au sein du paysage politique kurde. La rivalité entre l'Union patriotique du Kurdistan et le Parti démocratique du Kurdistan a débordé sur la scène politique nationale, sapant ce qui constituait autrefois une position kurde relativement unifiée à Bagdad. Cette fragmentation complique la phase suivante, celle de la formation du gouvernement, au cours de laquelle les factions chiites rivales — notamment les partisans de Mohammed Shia al-Sudani et de Nouri al-Maliki — risquent de se lancer dans des marchandages prolongés, sous la menace du « tiers bloquant », un mécanisme permettant à des coalitions minoritaires de paralyser le processus décisionnel. 🟦Dans un contexte plus large, la trajectoire politique de l'Irak demeure contrainte tant par la conception de ses institutions que par les influences extérieures. L'héritage de l'ordre établi après 2003 continue d'alimenter une paralysie systémique, tandis que les pressions concurrentes exercées par des acteurs régionaux et mondiaux limitent l'autonomie des décisions prises au niveau national. En conséquence, le pays risque d'entrer dans un nouveau cycle de négociations interminables et de gouvernance inefficace, où les changements de dirigeants ne suffisent guère à relever les défis économiques ou à apaiser le mécontentement de la population. Le résultat est un système qui se reproduit lui-même — capable de gérer les crises, mais incapable de les résoudre. #Élections#Irak#Kurdes#Politiqueintérieure LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR

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@neweasternoutlookfr · Post #9502 · 2026/01/30 06:01

🕊🇸🇾🇸🇾Une nouvelle capitulation kurde L'effondrement de l'accord du 10 mars 2025 a déclenché une reprise des combats dans le nord-est de la Syrie, menant à une opération décisive menée par la Turquie contre les Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes. Un nouvel accord, signé le 18 janvier 2026, place désormais le contrôle des territoires stratégiques et des champs pétroliers entre les mains de Damas ✍️Alexander Svaranc Docteur en sciences politiques, spécialiste des études turques et des affaires du Moyen-Orient ➡️La question kurde, longtemps un levier de négociation pour les États-Unis au Moyen-Orient, a refait surface en raison des revendications d'autonomie du Rojava et de son contrôle sur les provinces pétrolières du nord-est. Les forces des YPG et des FDS, soutenues par les États-Unis et essentielles à la lutte contre Daech*, ont alarmé la Turquie, provoquant de multiples opérations militaires, la création d'une zone de sécurité de 30 km de profondeur le long de la frontière et des patrouilles turco-russes conjointes à Manbij et Kobani. Les États-Unis se sont largement abstenus d'intervention directe, conciliant leur soutien aux Kurdes et les préoccupations sécuritaires d'Ankara, tandis que les aspirations autonomes des Kurdes demeuraient une source de tensions stratégiques. Selon Damas, les principaux obstacles à l'intégration et au rétablissement de l'unité de la RAS résidaient dans les forces kurdes du nord (qui dépendent du soutien américain) et chez les Druzes du sud (qui fondent leurs espoirs sur l'alliance avec Israël). ➡️La Russie a maintenu une position prudente, privilégiant la lutte contre le terrorisme et le maintien de la paix, tout en respectant les intérêts sécuritaires de la Turquie. L'arrivée au pouvoir du dirigeant pro-turc Ahmed al-Charia à Damas a renforcé l'attachement de la Syrie à l'intégrité territoriale et consolidé sa coopération avec Ankara. Les forces kurdes au nord et les populations druzes au sud sont restées les principaux obstacles à la réunification nationale, influençant les priorités stratégiques d'Ankara et de Damas. 🟦L’accord du 18 janvier intègre les unités des FDS aux institutions étatiques syriennes, restitue à Damas le contrôle du pétrole et des frontières, et octroie à la Turquie des positions stratégiques à Qamishli, Manbij et Kobani. Il met de facto fin au projet d’autonomie du Rojava, consolide l’influence turque, ouvre la voie à des investissements américains dans le secteur énergétique syrien et modifie l’équilibre des pouvoirs régionaux en faveur de Damas et d’Ankara. *Organisations terroristes interdites en Russie #Conflitpolitique#ÉtatsUnisauMoyenOrient#Kurdes#Syrie#Turquie LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR