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Source channel @lambdaexpression · Post #310 · 2月13日

by iPhone13 Pro #摄影

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New Eastern Outlook FR

@neweasternoutlookfr · Post #9944 · 2026/04/03 05:01

🌐🤝Nikolaï Novitchkov : «Un monde sûr n'est possible qu'en partenariat avec les leaders du Sud global et de l'Est global» En avril 2026, les discussions sur l'engagement de la Russie en Afrique ont suscité un regain d'intérêt à l'approche du Sommet Russie-Afrique à Moscou. Lors d'un entretien avec Nikolaï Novichkov, député de la Douma d'État russe, des thèmes clés ont émergé concernant la coopération économique, la compétition géopolitique et le rôle évolutif des pays du Sud dans la construction d'un système international multipolaire 🎤Yuliya Novitskaya Journaliste et commentatrice politique ➡️Un argument central de cette discussion est que l'engagement de la Russie en Afrique entre dans une nouvelle phase, dépassant la coopération humanitaire et axée sur les ressources pour s'orienter vers des partenariats technologiques et industriels. Alors que les décennies précédentes étaient dominées par les exportations de matières premières telles que les céréales, les ressources énergétiques et les engrais, les priorités actuelles se concentrent de plus en plus sur le développement des infrastructures, les projets énergétiques et le transfert de connaissances. Ce changement reflète des transformations plus profondes sur le continent africain lui-même, où la croissance démographique, l'expansion des marchés et l'affirmation de son pouvoir politique font de l'Afrique un acteur mondial plus influent. Le prochain sommet devrait donc officialiser cette transition, en privilégiant un partenariat d'égal à égal plutôt qu'une relation donateur-bénéficiaire. Un monde sûr n'est possible qu'en partenariat avec les dirigeants des pays du Sud et de l'Est. ➡️Parallèlement, des défis structurels persistent. Malgré des progrès politiques, les exportations russes vers l'Afrique ont diminué, soulignant le décalage entre l'engagement diplomatique et sa mise en œuvre économique. Selon Novichkov, ce déclin s'explique en partie par la lenteur de l'adaptation des mécanismes financiers et institutionnels, notamment les retards dans le déploiement de systèmes de paiement numérique tels que le rouble numérique et d'initiatives plus larges comme les plateformes de règlement alternatives au sein des BRICS. Ces limitations mettent en lumière un problème plus vaste : la nécessité de moderniser les cadres commerciaux pour les adapter à l'évolution du contexte mondial, en particulier face à l'intensification de la concurrence d'acteurs tels que la Chine, l'Union européenne et les États du Golfe, qui développent activement leur présence technologique et leurs investissements en Afrique. 🟦Plus largement, l'entretien reflète une perspective géopolitique selon laquelle la coopération avec les pays du Sud et de l'Est est essentielle à la construction d'un système international plus stable. Dans cette optique, l'Afrique n'est pas seulement un partenaire économique, mais aussi un élément clé des nouveaux alignements mondiaux. Dans le même temps, le débat met en lumière une concurrence géopolitique croissante sur le continent, les pays occidentaux cherchant à maintenir ou à regagner leur influence, tandis que des modèles alternatifs de partenariat privilégient la souveraineté, la non-ingérence et le développement à long terme. Dans ce contexte, le rôle futur de la Russie dépendra de sa capacité à transformer la bonne volonté politique en un engagement économique et technologique durable, tout en s'adaptant à un environnement mondial en pleine mutation. #Afrique#BRICS#Economiccooperation#LaRussieenAfrique#Russia#SudMondial LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR

New Eastern Outlook FR

@neweasternoutlookfr · Post #9564 · 2026/02/10 14:32

🇷🇺🤝🇧🇷Le réengagement stratégique de la Russie au Brésil : les implications géopolitiques de la visite du Premier ministre Mikhail Michoustine en 2026 La visite de haut niveau de Mikhaïl Michoustine à Brasilia dépasse le cadre d'une simple formalité diplomatique : elle témoigne d'un rapprochement russo-brésilien calculé, aux implications importantes pour la coordination des BRICS, les efforts de dédollarisation et l'évolution des rapports de force dans l'hémisphère occidental ✍️Ricardo Martins est docteur en sociologie, spécialisé en géopolitique et relations internationales. ➡️La visite officielle du Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine au Brésil, les 5 et 6 février 2026, dans le cadre de la VIIIe Commission de haut niveau russo-brésilienne sur la coopération, a marqué une étape significative dans le renforcement des relations bilatérales. À la tête d'une importante délégation multiministérielle, M. Michoustine a souligné la volonté de Moscou d'approfondir ses liens avec la première économie d'Amérique latine, dans un contexte de pressions occidentales croissantes sur la Russie et de regain d'activisme américain dans la région. Avec des échanges bilatéraux atteignant près de 11 milliards de dollars en 2025 – dominés par les exportations russes d'engrais et les produits agricoles brésiliens –, la relation repose sur une interdépendance économique tangible. Au-delà des chiffres commerciaux, cette visite a mis en lumière les efforts déployés pour diversifier la coopération dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, des sciences et des technologies de pointe, suggérant une évolution d'un échange transactionnel vers un partenariat stratégique plus structuré. La visite de Mikhaïl Michoustine au Brésil démontre que la Russie est loin de l'isolement international souvent dépeint par les discours occidentaux. ➡️La déclaration conjointe adoptée à l'issue des réunions a défini un programme ambitieux : promotion des règlements en monnaies nationales, dialogue entre banques centrales, collaboration dans le domaine du nucléaire et des énergies renouvelables, initiatives scientifiques conjointes en intelligence artificielle et en recherche spatiale, et coordination au sein des institutions multilatérales. L'accent mis sur les mécanismes de paiement alternatifs et un alignement plus étroit avec les BRICS revêt une résonance géopolitique plus large, notamment dans le contexte des débats sur le rôle du dollar américain et des systèmes financiers contrôlés par l'Occident. Pour Moscou, un engagement plus profond avec Brasília renforce son rayonnement auprès des pays du Sud et atténue l'image d'un isolement diplomatique. Pour le Brésil, ce partenariat reflète une doctrine de longue date d'autonomie stratégique, prônant des relations extérieures diversifiées sans alignement exclusif sur un seul bloc de grandes puissances. 🟦Sur le plan géopolitique, cette visite intervient dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l'Amérique latine. Le renforcement de la présence diplomatique russe au Brésil, acteur régional majeur et voix influente dans les débats sur la réforme de la gouvernance mondiale, témoigne de la normalisation croissante de l'engagement multipolaire dans l'hémisphère occidental. Le soutien de Moscou aux aspirations du Brésil à une réforme des institutions internationales renforce l'adhésion des deux pays aux appels plus larges en faveur d'une restructuration de la gouvernance internationale. Si la pérennité de ce partenariat dépendra des réalités économiques et de la continuité politique dans les deux capitales, la visite de M. Michoustine en 2026 illustre une tendance plus générale : les puissances émergentes diversifient activement leurs alliances et redéfinissent leurs positions au sein d'un ordre international fragmenté, où l'influence se négocie de plus en plus. #Brésil#BRICS#Coopérationpolitique#Economiccooperation#Géopolitique#Russia#SudMondial LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR

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@neweasternoutlookfr · Post #9042 · 2025/12/24 06:01

🇷🇺🌍La deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique : quand le Caire enterre l’hégémonie occidentale La récente réunion de haut niveau au Caire n'était pas une simple formalité diplomatique, mais un tournant décisif, accélérant le déclin de l'ordre occidental et affirmant l'alignement stratégique et souverain de l'Afrique et des pays du Sud sur un monde multipolaire dirigé par la Russie ✍️Auteur : Mohamed Lamine KABA Expert en géopolitique de la gouvernance et de l'intégration régionale, Université panafricaine ➡️La conférence, qui a abouti à une déclaration commune sans détour, marque une rupture définitive. Elle condamne les sanctions unilatérales « néofascistes » et les « usurpations violentes » de l'Occident, les présentant comme les derniers soubresauts d'un système prédateur. Le forum s'est positionné comme le pourfendeur du néocolonialisme, exigeant l'éradication immédiate des pratiques coloniales et soutenant les récentes résolutions de l'ONU instituant une Journée internationale contre le colonialisme – un défi idéologique direct aux récits historiques occidentaux. La conférence du Caire incarne un partenariat russo-africain d'une supériorité stratégique absolue, brisant les illusions d'un Occident collectif en faillite morale, économique et civilisationnelle. ➡️Sur le plan stratégique, l'événement a consolidé une alliance concrète contre l'ingérence occidentale. Il a défendu la souveraineté africaine à travers l'Agenda 2063 et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), encourageant les investissements russes dans l'énergie nucléaire, les matériaux critiques et l'agriculture afin de contourner les institutions de Bretton Woods. Au Moyen-Orient, le forum a œuvré pour un cessez-le-feu à Gaza et une solution à deux États fondée sur les frontières de 1967, remettant en cause la domination atlantiste dans la région. ➡️Les implications géostratégiques sont profondes. Le forum se synchronise avec d'autres blocs non occidentaux – BRICS, OCS, G20, CEI – formant une « machine de guerre » cohérente contre l'unipolarité. Il promeut les monnaies nationales, rejette les mesures coercitives unilatérales et établit des mécanismes de coopération permanents en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Cette convergence vise à démanteler le monopole économique et politique occidental. 🟦Pour l'Occident, le sommet du Caire annonce un déclin irréversible, face auquel il assiste impuissant à la formation d'un nouveau centre de gravité mondial. Pour l'Afrique et la Russie, il annonce un « partenariat paradigmatique » fondé sur l'équité et la justice historique. Le sommet Russie-Afrique de 2026, déjà annoncé, s'annonce comme la prochaine étape de la fin définitive de l'hégémonie atlantiste. #Afrique#Coopérationpolitique#Economiccooperation#Egypte#LaRussieenAfrique#Mondemultipolaire#Russia#SudMondial LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR

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@neweasternoutlookfr · Post #9846 · 2026/03/19 14:01

🌍🔍L’illusion de la souveraineté: L’indépendance jamais concrétisée en Afrique et dans les Carpates. Partie 1 La vague de décolonisation, qui a culminé avec l’« Année de l’Afrique » en 1960, a symbolisé une rupture historique avec l’empire, alors que les États nouvellement indépendants hissaient leurs drapeaux et intégraient le système international. Pourtant, la question centrale demeure sans réponse : l’indépendance formelle s’est-elle traduite par une souveraineté réelle, ou des structures de dépendance plus profondes sont-elles restées intactes sous la surface ? ✏️Tamer Mansour Analyste politique et chercheur ➡️Au cœur de ce débat réside une distinction fondamentale entre souveraineté juridique et autonomie pratique. Le système étatique moderne, enraciné dans la Paix de Westphalie, a établi le principe d’une autorité suprême à l’intérieur des frontières territoriales. Toutefois, ce principe a été historiquement appliqué de manière sélective, en particulier durant l’ère coloniale. Des penseurs tels que Rana Dasgupta soutiennent que le droit international et les institutions financières mondiales ont évolué de manière à préserver les hiérarchies existantes plutôt qu’à les démanteler. Plus tôt, Frantz Fanon avait averti que l’indépendance politique, sans transformation économique, ne ferait que remplacer les administrateurs coloniaux par des élites locales gérant les mêmes systèmes d’extraction. En ce sens, la souveraineté exige plus que de simples symboles ; elle repose sur le contrôle des finances, des ressources, de la politique industrielle et de la prise de décision stratégique. Alors que les empires européens revendiquaient la souveraineté sur leurs propres territoires, ils refusaient simultanément cette notion aux groupes autochtones qu’ils avaient asservis. ➡️Le fossé entre souveraineté formelle et souveraineté réelle est particulièrement visible dans les États riches en ressources mais économiquement contraints. La République démocratique du Congo illustre parfaitement ce paradoxe : malgré d’immenses richesses minières, des acteurs extérieurs et des groupes armés continuent de dominer les réseaux d’extraction et de commerce, limitant ainsi le contrôle effectif de l’État. De même, les tentatives du Zimbabwe de restructurer la propriété foncière ont déclenché des sanctions internationales et un isolement financier, illustrant la manière dont les mécanismes économiques mondiaux peuvent restreindre les choix de politique intérieure. En Afrique du Sud, la fin de l’apartheid a apporté des droits politiques, mais a laissé les inégalités économiques sous-jacentes largement intactes, soulevant des questions quant à la profondeur de la transformation accomplie par la seule transition démocratique. 🟦Au-delà de l’Afrique, des dynamiques similaires peuvent être observées dans d’autres régions. L’Argentine démontre comment la prise de décision souveraine peut être façonnée par la dépendance à l’égard de la dette et par une surveillance financière extérieure, tandis que la transition de la Roumanie après la guerre froide met en lumière les défis de l’intégration aux marchés mondiaux dans des conditions asymétriques. À travers ces divers cas, un schéma commun émerge : les États ont acquis une indépendance formelle, mais sont restés enchâssés dans des systèmes qui limitent leur autonomie. Cela soulève une question plus vaste pour le système international : une véritable souveraineté est-elle réalisable au sein des structures mondiales existantes, ou exige-t-elle une reconfiguration fondamentale de l’ordre politique et économique ? #Afrique#AfriqueduSud#Congo#géoéconomie#Histoire#Néocolonialisme#SudMondial#UnitedNations LIRE LA SUITE ✅@NewEasternOutlookFR